LE FILS M. DIEI
Mil
lit disparaissait a la maniera des esprits; pendrai l'apparition, il était visible, palpable, eton pouvait l'entendra comme un homme s l'étal naturel. Ce mélange de qualités peut-il inspirer
une < . .11 li • in •-• entière a l'historien ipii aborde la
question sans foi préalable? Evidemment non.
L'historien réservera son adhésion, parce i|tiê. l.i réalité objective des apparitions ne se définit pas pour lui avec une précision suffisante.
unen critique îles récits le conlirmcra dans son doute, parce <|u'il lui sera im possible de
reconstituer assez sûrement, d'après les Évan giles ei saint Paul, la série des apparitions, selon
leur dale, avec les circonstances où elles se son!
produites. Le fait des apparitions lui semblera
incontestable, mais il ne pourra en préciser
exactement le nature el le portée. Si on le
■ le indépendamment de la foi des apôtres,
te témoignage do Nouveau Testament ne fournil
qu'une probabilité limitée, qui ne semblera pas proportionnée à l'importance extraordinaire de l'objet attesté. Mais n'est-il pas inévitable que toute preuve naturelle d'un Es.il surnaturel soit incomplète el défaillante?
La foi des apôtres n'est pas le message : elle
L'ÊVAXGIt.E ET l'ÉGLISE
va droit an Christ toujours vivant et l'einhrasM comme tel. Par rapport a cette foi, la rc-présen- Uitinii Imaginative ou la conception théoriqi
ta résurrection et le caractère des apparîl v
siuii cliiiM.' secondaire, dépendant la foi a'ei indépendante du message. Quoique la critique puisse penser des difficultés et des divergi que présentent les récits concernant La résorreetion du Sauveur, il est incontestable que la loi .les apôtres .1 été excitée par les apparitions qui ont suivi ta mort de Jésus, et que les apôtres, même saint Paul, n'ont pas eu l'idée d'une immortalité distincte de la résurrection corporelle. Message de Pâques et foi de Pâques ont pour eux le même objet et la même signification. « L'histoire de Thomas es1 racontée uniquement pour montrez que l'on doit avoir la foi de Pâques, même sans le message île Pâques ' .. ; mais ce qui est la foi de Pâques, dans cette liisloire. est précisément l'objet du message; on doit croire que le Chrisl est iv.-ii icité, au sens que ilil le message, sans avoir vu d'apparition. La même remarque s'en» plique. iiu.v disciples d'Emmails : - ils Furent
i. Loi: cil.