‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 51 sur 87 · LE FILS DÉ DIEU · texte numérisé non relu

LE FILS DÉ DIEU

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niii's Je ce cim»

la foi à la résurrection leur

manquait, bien qu'ils n'eussent pus reçu encore le message de l'aques : " ttlâJS il est simplement Boua-entenda que, s'ils avaient été intelligents, les Ecritures auraient dû leur apprendre ce qui

était annoncé dans le message, a savoir que le Chlï&t devait ressusciter le troisième jour après s.i mort.

La distinction du message et de la foi peut donc tHre fondée eu rais. m sans élre fondée en

Evangile. On peut discerner dans la foi un élément fondamental, la croyance au Christ vivant, qui est la substance même de la foi. et sa forme, qui se confond avec l'objet du message. De savoir si la forme importe à la eonser\ali<m du IVmd. c'est un point qu'il n'y a pas lieu <i\ \aminer ici. M. Harnaek voudrait garder le fond sans la l'orme, la loi sans sa preuve, qu'il

i ad tique. Peut-être a-t-il eu tort de prendre uniquement pour une preuve ce qui, dans les écrits apostoliquee, est, avant tout, un sion de la foi. Si on l'entend de la sorte, le message de Pâques reste le grand témoignage de

-, cit.

l'évangile i.t l'éousb

ii foi, et l;i distinction de la foi et du me n :> plus qu'une signification théorique, gi inde portée religieuse. Un ne doit pas opposer l;i Foi, comme un absolu, au message, qui sérail relatif; La foi a vécu ci vit encore dansk message, qui est la réalité même <!<■ la foi, en tant que celle-ci cherche a se communiquer.

Il j o quelque exagération ;> congédier Platl ■ \, la religion des Perses et les croyances du judaïsme postexilien, comme s'ils n'avaient aidé m rien .1 créer In certitude de la vie éternelle, • ■l i|iic l'i-llc (iililuiU' fût uniquement venue de lu foi au Cbrisl ressuscité'. L'évolution reli« gieuse du judaïsme, dans les temps qui ont préeédi immediateme.nl l'ère chrétienne, n'a pas

peu contribué Si |itv|>;uvr li lrrr.nn où une telle croyance pou v» il naître. Jésus lui-n .i trouvé chex les Juifs 1 ; « fui à la résurn ■• des morts, et il a parlé conformément I foi. I idée de sa résurrection personnelle suppose acquise l'idée de la résurrection commune.

(.Un la foi a la résurrection du Christ :«il donné mpulsion décisive b lu cro; ance ultérieure,

i i i ils ni; uni

on n'en peut disconvenir; mais l'historien ne flou

pas contester le lien de cette foi avec ce qui l'a précédé.

On ne peut p;is dire non plus que la foi au Chris] toujours vivant supporte seule aujour d'hui la foi à l'immortalité. Autre clmse est

«pie l'humanité n'ait pu u quiecette foi par des spéculations philosophiques, et autre chose est qu'elle la puise aniquemeat dans la vie ol la mort du Christ à jamais uni à Dieu. L'impression de la vie et de la mort de Jésus serait nulle sur une hum&nité qui n'aurait pas en elle le désir plus ou moins conscient de tout ce que Jésus lui apporte, et qui n'attendrait pas déjà ce qu'il lui promet. Il est trop facile d'affirmer que 1. ■•disciples, ayant converse ,i\.'e le Sauveur, avaient bien vu qu'il communiquait une vie intense, al ne pouvaieol Stre ébranlés que passagèrement par m mort. Même cette hypothèse admise, des

hommes qui n'auraient pas été familiarisés avec

l'idée delà vie éternelle, comme elle se pré en

tait dans la prédication du royaume des cieux,

auraient été fort mal préparés h croire que leur Maître était ressuscité. Ajoutons que la vie un u. de qui émanait de Jésus, et l'immortalité

t/ÉVASfltfJ'. Et L'ÉGLISE

i.pmI deuX vies très distinctes, quoique corïn et que les pécheurs galiléena auraient malnisémeiil conclu de l'une a l'autre, s'ils n'y .-■ de aidé» île toute manière

Dans celte tlii'se absolue de M. Hara comme dans sa conception du royaume des deux, on reoonnaîl sa lendanoe à concentrai !;> religion en un seul poinl où l'on devrait voir la réalisation du parfait : ce point unique serait le vie éternelle acquise présentement dans l'union avec le Dieu bon. Jésus serait le li unique de cette unique révélation, qui immuable dans cette forme pure, sans que rien la prépare, et sans qu'elle marche elle-même avec les siècles qui la suivent. A la pliice du surnaturel qu'il abandonne, el au lieu d'en éclairer la notion, le savant théologien introduit quelque chose dusse/, incon.--i-.lanl . une sorte de révélation humaine et absolue, subite il îm muable, qui se sérail pniduili dans la conscience de Jésus et que l'Evangile ne connaît pas.

la: christianisme n'a pas fa il ainsi son entrée dans le monde. S'il n'est pas, et tant s'en faut, le produit fatal d'une combinaison de oroj hétérogènes venue de la Chaldée, de l'Egypte,

i.k m a m. nui! 125

do L'Inde, de lu l'erse et de la Grèce; s'il esl né de la parole et tle L'action incomparables de Jésus, il n'eu est pas moins vrai que Jésus a recueilli et vivifié le meilleur du capital religieux amassé avant lui par Israël, et qu'il n'u pas transmis cq capital comme un simple dépôt que les croyants do tous les âges n'auraient qu'à surveiller, mais comme une foi vivante, sous un ensemble de croyances qui, ayant vécu et grandi avant lui, devaient vivre et croître après lui par l'intluence prépondérante OU 1 esprit dont il les avait animées. Pour être isole dans l'histoire, le Christ de M. Haruack n'en esl piUI plus grand ; il est Seulement moins intelligible' et moins réel 1 .

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