Cs aue l'on peut imaginai de plus incompara
iii.in.ni iiiiIi|iii. dans l'ordre spirituel >•! moral, si au i ii dé ras 'î m onceptlon ratloanolle du dévolop-
p. ni. -ni liiiin.'iiii. iir |ic.M.il rlii' i|iii' Ir r:r. . I . - .-, lin mi .pu les différents éléments 1(111 ont existé .lupiiinv.uil dani l'expérience n ligieose des nommes ont été conciliés et ..m. aéa à l'unité. Uaia celui-là n'est pas, pour autant, pi 10e en dehors du développement ; car une telle oooeso ii iii.'ii dévie et de pensée, si elle est, d'une part, Ii solution dos problèmes de l'humanité, équivaut, .1 autre pari ,
iondnil directement ■' uno Fat on nouvelle el pluspro-
fonde, sinon plus difficile, <l uuid mèmei s
dirions qu'elle contient te principe de solution de 1
ces difficultés, ce ne peut être qu en germe, comme par un sentiment vague et rudimentaire, exprimé dans des paroles qui peuvent encore être interprétées fort diversement. Bref, cette action unique... doit avoir consisté à offrir précisément ce qui était requis dans uae crise importante, si vous voulez, dans la crise la plus importante du développement humain. Et nous devons repousser toute autre idée comme dénuée de sens et immorale. Car à supposer qu'une nourriture spirituelle eût été introduite dans l'espritde l'humanité incapablede se l'assimiler, elle n'aurait pasété seulement inutile mais fatale à sa croissance. » E. Caird, art. cit., p. 6.
Quand on a enfermé l'essence du christianisme ihms la foi bu Dieu Père, presque lou( ce qui a constitué et constitue encore le christianisme historique devienl nécessairement secondaire, on adventice, étranger et contraire à celte pure essence. Tout le développement hiérarchique, dogmatique et cultuel de l'Eglise esl
ainsi pl:i.L- en dehors du christianisme véritable il se présente comme un abaissement progressif de la religion, n'est l'idée protestante et anii-
C!ltholi(|UC pnllSSi'-e;i Si"- lli-l Ililf.-S OOIlséqueiieeS.
Mais si Ir fondement du système, la détermination de l'essence du christianisme .1 été fixé en dépit de l'histoire, il \ .1 chance pour que l'édifice qu'il supporte ne soit pua plus solide,
et que l'appréciation <lu développement chre-
lien justifie la même critique mie celle de L'Évangile, Pour l'historien tout ce en quoi
■ i.u i i i i 'i.i.i.isi:
>nlinue de vivre est chrétien critérium pour juger de celte qualité ne péri être une essence abstraite, définie d*ap<
principes (l'une thêulngie |i;u hciil-.i't'i- et non
d'après les faits
La société du Christ, dit M. Harnack, quelque chose d'invisible et de céleste, parce qui cela il quelque chose d'intérieur. Le cli tîanisme èvangélique était comme un esprit m.-- corps '. Lorsqu'il eut rompu avn: I • judaïsme, il dut se créer des formes de vie et d'abord une organisation sociale : ainsi la pr. cupation de ce qui étail extérieur se lit jour i ftté de la préoccupation de I unique nécess; et quand on sort de la sphère purement intérieure, il n'y ■' pus de progrès qui n'ait son revers et qui n'apporte des inconvénient)
Vers l'an ^<>l). le christianisme i décidément évolué vers le catholicisme. Une grande société
-'. P. lit.
i ÉGLISE
alésiastique s'est établie, rejetant en dehors d'elle quantité de sectes qui su disuni aussi chrétiennes; elle est constituée parles diverses
Églises répandues .Lins l'empire r. nii.iiii et qui,
bien que mutuellement indépendantes, sont en rapport eonstsnl el régulier, organisées inté rieureraent de l;i marne manière, el professent
une doctrine commun"- où lus rù^les de la discipline se distinguent des règles de la toi, Chaque Eglise su considère comme t'organe
d'un culte qui a ses rites solennels et dont 1rs
principaux ne peuvenl Stre accomplis que par les prêtres. Ci Bt, nous dit-on, que le formam ime s'introduit fatalement dans les religions qui durent, après que la ferveur d'enthousiasme qui leurs donné naissance est passée . l 'est aussi que li lui I. contre le gnosticisme a forcé lise ii exprimer sa doctrine, son oulte el sa discipline, dans dea formes el des lois fixes, el a exclure quiconque ne • y goumettail pai Grand dommagi pour la liberté ! Mais la vie primitive avait disparu ■ La médiocrité fonda l'autorité '. ■■ Cependant on peut voir par les Actes
i. pp. i*9, m.
A. Loi»ï. — L'Évangile tl Ck';i
i : .. ,..,u B ET I i.i.i IM
des iii.nl'. i--. Ir-. écrit • de I ilémcnl >l Vlex
et de Tertullien, que l'Eglise u c'avait jws
étouffé rÉvaogilo ' ».
L'Église, en Orient comme en Occident, organisée en institution juridique et en a«lmini itration politique, Toutefois en < trient, le lopperaenl hiérarchique n abouti) qu'a ta ■ lulinii d'Eglises nationales, fortement dépeo dantes du pouvoir civil. Les choses s.' passèrent tout autrement en Occident, où l'empire B'étail écroulé dès le \ siècle ■> Snus m.iin ». ih notri critique, dans une description où il ; se laisser quelque peu griser de sa propri quciu'i!, " l'Eglise romaine se substitua à l'empird romaîn^qui, en réalité, se survécut en elle; I ', n'a pas péri ; il s'est seulement transforn
.lise romaine gouverne toujours las peuples; ses papes régnent comme I rajan et Marc Aurait ;< l.i place de Uomulus cl de Ré mus sont venus Pierre et Paul; à la place des proconsul on hevéques cl les évéques ; aux légiom tondent les troupes de prêtres et de m î» la garde impériale, les Jésuites. Jusque danska détails, jusque dans les particularités de
i ÉGUSH dans les lui bits
l.-il
et même jusque dans les Imbits, un peut suivre 1 iullu'-uce de l'ancien empire et de ses inslilu lions. Ce n'est pas du tout une Eglise comme les communautés évangéliques, OU OOinme !>'■■• Balises nationales de l'Orient, ccsl une création politique aussi considérable qu'un empire universel, parce que c'est la suite de L'empire romain. Le pope, qui s'appelle roi » et « pontife suprême », est. le .successeur de César... Il gouverne un empire. Aussi bien est-ce une entreprise inutile mie de l'attaquer seulement avec les armes île le polémique doctrinale. . l'uni- celle Eglise, il est aussi important de gouverner que d'annoncer l'Evangile... Il ne doit pu y avoir de piété qui, avant tout, ne m sou*
1 lette a cette Eglise papale, ne soit approuvée
par elle el ne demeure il ins une perpétuelle dé] tendanci tîs l-vîs d "elli Le dé\ eloppi ment que L'Eglise a prie comme Etat terrestre devait logiquement la conduire jusqu'à la monarchie absolue du pape el 1 son infaillibilité; car l'infaillibilité, dans une théocratie terrestre
mie' pas autre chose, au fond, que la souven ineté absolue dans un Etat ordinaire '.