I. ÊGMS
ni ,mx Corinthiens Ml écrite au do
l'Église romaine, et la personnalité «lu rédacteur ne se montre pas; néanmoins la lettre a rie
ue el gardée comme épitre de Clément, t|ui .•n était fauteur responsable et l'organe officiel de lu communauté. Cette même épitre (ait voir une I Bglise romaine 9'intéressait à la vie intérieure îles chrétientés éloignées el se croyait le droit d"j intervenir avec autorité. Paul n'aurai! pas parlé aux Corinthiens divisés avec plus de forée que Clément, bien que ce soit encore l.i communauté héritière de la tradition apDsln liquti, non le successeur personnel de Pierre, qui semble avoir la parole Cette distinction est
easoire, car le sentiment de L'autorité reste identique chez Clément, qui parle au nom de l'Eglise dont il est le mandataire autant que le président, 1 chez Victor, cheit Calliste, chez Etienne, qui parlent en leur nom propre et comme tenant la place de l'apôtre l > icrrc
Que la position centrale de linme, après
avoir amené les apôtres dans celte ville, ail mis
1 ■••. Ique a même d'exercer une influence que
nul autre n'aurait pu avoir dans un uulrc
endroit, il n'y a pas lieu de le contester. L'impor-
i.'i'.vwr.n .!•; i:r l'ÉQUSK
t.Muc tic lu ville .1 contribué h l'important siège, mais on ne peut pas dire qu'elle l'ail
oréée, il esl permis de croire que lit fur.
choses, L'expérience acquise, le fait que, sanri eux, le christianisme allait à Home, que la cora munauté romaine grandissait, qu'une int
veiilimi apostolique semblait nécessaire DOJM achever son institution el ne pas laisser, pour ainsi dire, an dehors de leur influence un poinl
d'où celle-ci devrait plutôt i-.ivi er, amenèrent
K ■ Bpdtrea dans In capitale de l'empire. < )n peul penser aussi que, lorsqu'ils moururent, ils ne se doutaient pas qu'ils eussent légué un maftre t César, m même qu'ils aussenl donné un chef suprême a l'Église. La pensée dn grand :
inenl était trop puissante sur leur esprit, les questions de symbole et de' gouvernement leur étaient trop peu familières, pour qu'ils vissent dans Rome et l'Église romaine autre chose qui le centre providentiel de l'évangéltsation ehré tienne. Leur mort consacra ce qu'avait signifié leur présence, Nulle part, ailleurs la tradition évangélique n'avait été plus solidement implantée; nulle part pilleurs elle n'aurait pu trouver un terrain plus propice à sa conservation. Très
i.'li.i.i.-i:
. mi •• •ii'Mimnil, ils nva'n-nl l'ail de Rome le clicflieu de l'Évangile; par l«'i même, Bane te vouloir expressément, ils avaient fait île L'Eglise romaine la mère et la reine des Eglises du monde entier ils laissaient l'héritage de l'apostolat en des mains capables de le faire valoir. La facilité que les évéques de Home trouvèrent B i iihlir leur prépondérance sur les autres communautés chrétiennes n'est donc pas chose entièrement étrangère aux prévisions des apôtres. La tête de l'empire, censée la tète du monde, devait être aussi, tant que besoin serait, la tète de la chrétienté universelle. Il n'est pas étonnant que cette idée De se soit jamais perdue B1 ojue le développement chrétien ne lui ait donné que plus de Force, en lui ménageant de nouvelles applications. Ce qui est moins étonnant encore, c'est cpie la conscience Je celle prééminence, qui étail une charge beaucoup plus qu'un privilège, ail été surtout vivante là où elle avait sa raison d'être i \r siège de son action. Lu nécessité de l'union avec l'Eglise romaine, union qui impliquait ili la pari des autres Eglises uni certaine subordination de droit et de fait, étail profondément sentie dans les I dent,
A. Luisv. — L'Évangile et l'Église, lu
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fondées par Home, que pouvait l'être, à Rome même, l'idée d'une sorte de responsabilité
raie pour le salai commua.
Il n i n était pas ainsi en Orient, on L.
Églises, qui m- • !■ -n .1 î ■ -n t pas à Home leur ori- :ii. . se rattachaient moins étroitement à elle pnr leur tradition, L'on diraitque l'idée <le l'union iim'i.- iSmne, n'ayant pas été déposée dans leui première assise, □ pu acquérir ensuite une force capable de résister aux divisions politiques et ;i 1 1 v tendances partîcularistes. La translation de l'empire à Constantinople prépara la schisme, et il a été bien établi que l'Eglise grecque esl comme telle, une institution politique, dont le I > i-i «î . ipi n'est nullemenl traditionnel '. Avec une autonomie plus complète qu'en Occident, avec un sentiment moins net de ce que t'évéqut de Home devait, à In succession de Pierre, I Église d'Orient, pendant les premiers si.
avait gravité autour de Home; elle aurait DOnliniii' .le le faire et serait entrée de plus en plus .I. m- l'orbite de l'Eglise apostolique, si ledévi loppement normal du gouvernement .