I. Cf. l Égltit* aiparéei, 169-Jft
i i <;usk
tique n'avail été* entravé par la politique, dès que l'empire se fut converti. A mesure ■ [m lea évêques de Rome se feronl une Idée plus précise de leur fonction mo lératrice el la traduiront eu droit positif et divin, les i orientaux les comprendront de moins en moins et Bn iront par ne plus les comprendre du toul ; ils ne rerront que les prétentions romaines ri n auronl pas le ^ns de ce qu'exige le maintien de l'unité, par dessus les divisions des Frontières. Ils fuiront si bien f;iil du christianisme
une rougi l'Etal que, Rome mu- fois perdue
pour l'empire, il leur semblera (pie t'évèque il'' Home n'a plu-; rien ;> dira '" ce qui les touche,
cl que Celui de Conslanlinople. la nouvelle
Rome, a sut l'Oricnl les mêmes droits ••! les mémos pouvoirs que l'évêque de l'ancienne sur les contrées il'- l'Occidenl qui lui ofaéis*ent, An temps où les pape • «•■ i onnaissenl pins de frontières et assurent, oe don! les loue M. Haï n riiidi'-pi'iiil.ui. i- <!<• I,i religion ■> l'égard du pouséculier, les patriarches de ConBtanti nople sncadrenl l'Eglisi dans les di brii de l'empire et, voulant organiser leur papauté, fonl celle de l'empereur. Kn i-i iii'-ninH le ■
i 'i I INGILE 8T L'ÉGLISE
tianisme aux proportions d'un culte nation ont détruit, autant qu'il était en eux, In notion du catholicisme, qui- l'Eglise romaine reçue en dépôl >-i qu'elle entendait garder.
Si cette Église a pris des airs d'impéi i qu'elle n'avait pas aux premiers temps, si ell a voulu donni'i - <les formes juridiques, on pourrai! dire eonstitul Iles, a sa prééminona el
.1 ion action ce n'esl pas seulement en vertu d'uni' tradition locale el héréditaire de dorai nation universelle, qui aurait passé do l'empire a l'Eglise, do César au successeur de Pi mai. par l'effet d'un mouvement général qui.
depuis les origines, poussait l'Église a s'organv scr en gouvernement, et qui s'était fait sentir en Orient aussi bien qu'en Occident L'Eglise avait des biens, une discipline, une hiérarchie. Elle ne pouvait se passer d'un droit; mais le droit ne peut subsister sans l'autorité qui le
lit; '•( cette autorité même a besoin, | t
être efficace, d'avoir ses représentants officiels Les papes 'lu i\" '-t du v" siècle veulent être le nier ressort de toute la chrétienté, comme ceux des deux siècles précédente voulaient que l'Kglise romaine servît de type aux
l'église
autres pour l'enseignement, l organisation et la
discipline. C'est toujours lu même prétention.
appliquée à des situations différentes. Itome ce •- arroge pas un nouveau pouvoir, ou bien il faut dire que le pouvoir n'est pas plus nouveau que lu situation en vue de laquelle on le réclame. Il était nécessaire que l'Église devint un gouvernement, BOUS |" me île n'être plus; mais le gouvemement, dans une Église une et universelle, ne se conçoit pas sans une autorité centrale, Un centre idéal, sans puissance réelle, comme le
concevait saint Cvprien, aurait été inutile. Il fallait. i|ue les questions importantes se terminassent quelque part. Les conciles particulière pouvaient n'avoir pas un prestige sufl sanl les conciles généraux n'auraient jamais été qu'un tribunal extraordinaire, ol l'expérience montrait que ces assemblées n'étaient pas sans de très grands inconvénients. Le tribunal supérieur et permanent auquel devaient naturellement ressorles causes majeures, si qui avait mission de résoudre iléliuitivoraent tous les conflits,
ne pouvait ôtii qui dans l'Église apostolique
toutes, qui ■■■■■ ait la tradition de de Paul, et dont les chefs n'hésitaient plus
dire successeurs du prince des apoi
' i '• >'.<■ i l'égush
Via-è-vis des Eglises qui m maintiennent on si- constituent dans les paya occupés par les barbares, >•! \ is a \ is des mitions <-Il ■ li pape no se comporte plus seulemen i le juge suprême de toutes les controverses toutes les causes i i In lin .1
vin' siècle, il agit comme dépositaire de I dition impériale, en transférant a Charlemag , : i ses successeurs le titre des (lisais. Au déclin ilu xi" BÎècle, il semble que [ouïe autorité lui appartienne, non seulement sur les Eglises particulières, mais encore sur les peuples. Le pape s'est fait éducateur social, tuteur des monarchies, chef de la confédération chrétienne, en mémo temps qu'il reste et devient de plus ta plus le ' b< ! de la liii il archic ecclésiastique, bitre de la ï<>i, le gardien de la discipline, pie de toutes les Eglises. Ses deux rôles m- se distinguent pas l'un de l'autre. Bii le premier ne lui suit pa- ■ •■ inféré directe m vertu d'un principe purement religieux) évangélique et catholique, il s'est trouvé comme renfermé dans le second par l'effet des i stances.
Dans le i haos où s'était effondré l'empire
d'Occident, l'Église avait maintenu ses cadros;
elle seule avait survécu, et c'est diins son ..ni, sous son influence et sa direction.quc.se I lu. ni
les royi ■ nouveaux el qu'ils s'avançaient
vers l.i civilisation. L'Église n'avait pu mener à bien l'oeuvre de leur conversion sans se raire leur institutrice dans l'ordre temporel Elle
;.'•:. il du être leur maîtresse en toute BCiflUCe «I
leur enseigner les éléments de la sagesse antique en même temps que l'Évangile du
salut, elle avait dû même m faire craindre dans
l ordre temporel pour n'être pas anéantie dans
l'ordre spirituel. L'individualité dea nations
an tes commençait b peine b bo dessiner; sur
toutes planait encore le -.nuveiiir île l'empire romain, de l'unité romaine, idéalisé' dans leSCn
limeiii de l'unité catholique ; une sort»
État, l'ait. d'États encore informes, sa constituait,
république universelle qui était une Égli i
dont le vrai chef, le seul chef naturel l ni le
pape ayant sous lui, hou ^n eux, les
souverains temporels. I' • tnélée qu'elle
.n ait besoin de dominer pour ne pas disparaîtra, l'Église se transformait al grandissait toujours;
elle ; :l pour durer, parce que les ehiin-
i 'kv.w.m i i i i, rn.usi:
cémenta qui a opéraient en elle étaient la oonilitKui même de son existence.
Avec L'autonomie des Églises particulières, on aurait eu la submersion complète du chrisliani&me dans la superstition el La féodalil niiini(|ue9. Des réformes devinrent possible ipic II. mu- ml iniii pouvoir pour les appuyer, lors même qu'elle n'aurait pas eu toujours l'inili.iini' île les provoquer. La grande situation temporelle des popes, au xn" et au xin siècle, ii ;i été ■ ] m- la garantie de leur indépeodi dans l'ordre spirituel; et, dans cet ordre papes "ni dû être ce qu'ils étaient, ce qu'ils .sont devenus, pour que L'Église FUI encore
L'Eglise, pour qu'elle ne cessai, pas d'être le christianisme el la religion de Jésus, ijueserait-
il arrivé si le?, pu s'étaient tout à COUP
que l'i du christianisme consistait
dans la foi au Dieu Père et qu'il fallait M r i représenter celle vérité aux individus qui voudraient bien an faire leur religion ?
A partir du xiV siècle, les < onditioiis genéi.il'-- de la société catholique se modifient. Il plus vraiment de république chrétienne, les Etats chrétiens, suffisamment ail.
l'ki.i.isi: