‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 56 sur 87 · I.'iil · texte numérisé non relu

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eilX-mémes, et que- le sscutimeut, d'une loi commune ou d'un péril commun ne réunira |)lns dajOS une action commune, ainsi qu'il était

arrivé pour les croisades. Eu fait, l'autorité du pape s'exerce de plus en plus dillicilement dans L'ordre politique; l'Eglise, riche ci puissante dans ohaque Etat, est minée par une croissante corruption ; il importait m;i 1 1 1 1 < ii.u 1 1 qu'une grande réforme se fit, pour la dégager du momie et la rendre à sa propre lin. Mail rivalise et l'Etat se trouvaient si intimement

ii s l'un a l'autre, «piel'organisutioii : 1 1 « I ■ - j ■« - 1 1 dante du pouvoir religieux et du pouvoir polioe put se foire sans tiraillements, sans secousses, sans déchirements. Quand on regarde les événements ;> distance, après avoir constaté que la papauté du xv° et du \vi" siècle a été beaucoup trop préoccupée de ses intérêts par ticuliers, et p / de la reforme toujours

plus urgente, on s'aperçoit que ri, par te force des choses, l'influence politique de l'Eglise est allée toujours baissant, le pouvoir spirituel du pape asl .illé toujours augmentant, et qu il <••' devenu ce qu'il avait besoin d'ètn- pour assurer la conservation de l'Eglise catholique uu m

des révolutions et des troubles de l'âge me Le pape reste le père des fidèles <■! le i hef d Eglises. On peut prévoir que son action di s'exercera plus jamais dans les formes où etU s'exercai! su moyen âge Mais ce pouvoir importe toujours à la conservation de l'Eglise el il II servation >li- l'Evangile dans l'Eglise.

Reprocher îi l'Église catholique tout le dévt- Loppemenl de sa constitution, c'est donc lui reprocher d'avoir vécu, ce qui pourtant ne le pas d'être indispensable à l'Evangile même Nulle pai i . il. mis son histoire, il n'\ :i solul continuité, création absolue d'un régin»

veau ; mais chaque progrfc.s se déduit de ce qui précédé, de telle sorte que l'on peul remonter du régime actuel de la papauté jusqu'au n évangélique autour de Jésus, si différents qu'ils soient l'un de l'autre, sans rencontrer de ré vol lion qui oit changé avec violence le gouverm ii' ni de la société chrétienne. Eu même temps, chaque progrès s'explique par une nécessi tait qui s'accompugne de nécessités logtq

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