‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 61 sur 87 · I. Pp. U2-U · texte numérisé non relu

I. Pp. U2-U

wt.ii.k F.f i.'fii.i.isi.

plutôt qu'à celui du dogme. ■■ l.a piété cl. I:i théologie d'Augustin étaient une résurrection parti culière de L'expérience •■! de lu doctrine pauli- Diennesdu péché et de la grâce, de In luuto el m la justification, de la prédestination divine il du défaut de liberté humaine. ■• ■■ Jusqu'à nos jours, dans le catholicisme, la piété intérieure, vivants, et la façon de l'exprimer ont été easeo-

licllemenl aiigustiuicnnes. » El le savant llie"

logiende signaler ce contraste de la piété la pins individuelle avec l'liglise du droit et de I impérialisme ! Tous les réformateurs catholiques ont été augustiniens. Il est vrai que « I Église a joint

à son dogme de la grâce, conçu essentiellement daprèS Augustin, une pratique de la confession qui menace de rendre ce dogme complètent m

inefficace, Mais si larges qu'elle fasse ses limites, afin de pouvoir retenir tous ceux qui ne M révoltent pas contre elle, non seulement elle supporte ceux qui pensent comme Augustin dt péché et de la grâce, mais elle souhaite que chacun, autant que possible, seule aussi fortement que lui la gravité du péché et le bonheur d'appartenir a Dieu '. »

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Si grand admirateur qu'il soit de Luther,

M. ll.iiiiiii-k juge que la reforme protesl.mto i été incomplète en ce qui regarde 1^ dogme, II y n une Foule de problèmes que Luther n'a pas connus et qu'il ■' pu encore moins résoudre :

n il et. lit par tonsi'-qurnl iiu'.qialilc do séparer le

écoree... Non seulement il admit dans l'Evangile tes anciens dogmes de la Trinité

et des deux natures du Christ.... et il en cons-

:i de nouveaux, mais il ne sut pas. an général, l'.'in do distinetioD nett< entre le dogme al l'Evangile... La conséquence inévitable l'ut que t'intellectuiili.snii' ne lui pi-mi détruit, qu'il se

i Je nouveau un dogme seolastique, censé

néeessaire au salut, et qu'il y enl encore ileux

de chrétiens, ceux qui comprenaient la

doctrine, al ceux qui, l'acccplanl de ceux qui

l'avaîeni comprise, demeuraient mineurs ... A

:;;u<l, le pi-( p|.---t:int i-.im.- meiiaee de n'être qu'un tvpe inférieur du catholicisme. Que les églises évangéliques prennent garde de se oatholiciser I Pour être vraiment évangéliques, il ne faut pas qu'elles aient une orthodoxi

A. Loibt. -L'Évangile et l'Église.

i.*Év*Miii,r: ct i/Ér.t.isK

La pensée chrétienne, & ses débuts, fut jui> et ne ]"iiiv;iii être que juive, bien «pie le christia Disme évangélique ait contenu le germe d'un religion univers 'lie. Le premier changement, 1 plus décisif, le plus important, le plus rapid aussi peut-être, qu'il ait subi, esl celui qui lit d'un mouvement juif, Fondé sur l'idé d règne messianique, une religion acceptable pou !<• monde gréco-romain ri pour l'humanité. S' prompi qu'il ;iii été, ce changement a été gra due : siin t Paul, h* quatrième Évangile, sain Justin, sninl (renée, Origène marquent lesét ipi de eette progression, pour ce qui regarde I '< \n lut u.ii des idées et l'adaptation de I» cro :iu\- conditions de la culture intellectuel! durant les premiers siècles de notre ère. La transformation se fit, nonobstant la tend

traditionnelle cU servatrice, inhérentes Lou

religion, qui se manifesta dès le premier à du christianisme. L'obligation de In Loi soïque fui abrogée malgré les judaïsants ; la llh'i'iiedu Logos trio m pi m malgré les ad ver

LE DOQHE CHRÉTIEN

des écrits johanniques, à qui saint Epiphone ■>

donné le nom d'Aloges; la théologie d'Orhicne lui acceptée, moyennant amendement, par cens qui l'un t ii.iul>;iUue. Chaque propres de la dortrine, s'opérant en dépit d'une résistance, s'achève dans un certain accommodcmenl avec ce qui l .! précédé. La thèsede saint Paul sur la Loi de servitude et l'Evangile «le liberté, la conceph ii johannique du Christ sont entrées dans la tradition de l'Église enseignante, sous benelice de leur adaptation au christianisme primitif. I'. ni s'assimiler la majeure partie de la théologie d'Origene, I Eglise mit son système en mor ie;ni\ et condamna môme certaines hypothèses philosophiques qui ne lui agréaient pas.

On peu! dire, en un sens, que l'hellénisalion de la doctrine chrétienne date des l'ère-, apolo s, parce que ce sont eux qui les premiers

Ont présenté le christianisme comme mie philo sophie, et parce qu'ils ont élaboré la théorie du qui n'était paa énoncée, dans te que il.*, en forme de spéculation, mais comme dans une série d'assertions de foi et • le tableaux mystiques. Celle opinù»

.:■{■.■ bj l'on voulait (soutenir, el c'eaj bien

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l'évam.ii i: il i. ir.u.Ni;

ainsi <jue M. Harnack parait l'entendre, que la

Doti lu Logos, un plus exactement la notion

du Verhc incarné, m' domine pas le quatrième Evangile toul entier, l'as un seul verset de L'Evangile johannique n'a été écrit indépendamment de eette inlluence. Mais l'idée du Logos entre, pour ainsi dire, dans une foi vivante) elle en élargit la formule, et elle-même ohange

île nature; elle n'est plus une conception purement théorique sur laquelle on appuie des spéculations de même ordre, mais elle devienl chrétienne en servant k définir le Christ; elle

est une théologie \ éelie . mystique, non

abstraite, nullement scolastique, tandis que la doctrine dea Pères développe le. point île vue cosmologique simplement indiqué dans le prologue de Jean,

La théorie paulinienne du Balut fut indispensable, a son heure, pour que le christianisme ne restai pas une secte juive, qui aurai! été sans avenir. La théorie du Logos incarné fut a\ • .m. aussi lorsque l'Evangile Fut présenté, non Beulemi ni aux prosélytes que le judaïsme complaît dans l'empire, mus au monde païen ton!

entier et à quiconque avait reçu l'éducation

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