‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 62 sur 87 · ISI · texte numérisé non relu

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hellénique, Le théologie savante d'Origene était la synthèse doctrinale qui devail faire acceptai le christianisme bus esprits les pins cultivé) C'était lf i»>ni jeté entre la nouvelle religion ci la science do l'antiquité Jamais te monde grec

h.-.. .1 l'.ul laissi- rirruiiciiv. i'l j.-nuais mm plus

il ne M serait converti nu Messie d Israël : mais il pouvait se convertir et il se convertit au Dieu (ail homme, au Verbe incarné. Tout le développement du dogme trinitaire et christologique, «|in. d'après M. Harnack ut. d'autres théologiens Critiques, (léserait si loiirilcment sur toutes les orthodoxies chrétiennes, en learivantà une doctrine surannée, à la science dé Platon et d'Aristote, depuis longtemps dépassée par la science moderne, fut, a son origine, une manifestation vitale, un grand ell'orl de foi et d'intelligence, qui permit II l'Eglise d'assoi ier ensemble propre tradition >'i la science du temps, île fortifier l'une par l autre, de les transformer en une théologie savante qui crovail contenir la science du monde cl la le Dieu. La phi-

losophie pouvait ho taire chrétienne sans.

obligée de se renier clic mi me si pourtant te christianisme n'avait pas cessé d'être une reli- >ii. la religion du Chri

Ce travail de la pen mi <lwviienne n'est posa juger comme une oeuvre scientifique. Il oe prétendait pas l'être, et, s'il L'avait voulu, on doil dire que la méthode lui aurait Fait totalem ni défaut. Ce ne lut pas la recherche savante qui en détermina Le c Aère et qui en fixa lea

îi'-siillals, mais l'instinct de la loi dans des âmes

d'ailleurs pénétrées de l'esprit hellénique, Aussi bien l'hellénisation du christianisme ne fut-elle pus préméditée par îles philosophes de profes aion, comme étaient leadocteurt de le gnose, ni voulue par des politiques habiles qui auraient eu souci de procurera l'œuvre de conversion toutes [es chances de succès, ol qui auraient été préoccupés il (Mi i- an christ ianisme les marques de origine juive, de Lui donner • forme grecque,

puni' le faire pénétrer plus facilcini'iil dans le

monde païen Le cause du mouvement fui plus

intime et, pour ainsi parler, plus profondé cri

nécessitante. I.e cl i \i-l<i|i|u'ment du dogme ehristologique fui causé par l'état d'esprit et de culture des premiers convertis venus de la gentilii<- mi ayant subi son Influence Dans la mesureoù il-. étaient gagnés aux croyances juives, ils étaient préparés ■•■ comprendre et à goûter le christia-

i i: DOGME CIIRÉ1 tliiN

nisme primitif, et c'est ainsi qu'ils s'j attachèrent, Dans la mesure où ils étaient imbua de la oulique, ils eurent besoin de s'interpréter a eux-mêmes leur nouvelle foi. Ils le firent d'autant plus promptemenl et plus volontiers que : explication s'imposait a qui roulait parler du christianisme aux païens entièrement ignorants du judaïsme. C'est ainsi que progressivement, m. ii.s de très bonne heure, par l'effort spontané

de la foi pour se délinir clle-mèine. par les BXJ

gences naturelles de la propagande, l*int< Lation grecque du messianisme chrétien se fil ■ •I que le Christ, Fila de Dieu et Fils de une, Sauveur prédestiné, devint le Verbe l'ai! ohaîr, le révélateur de Dieu à l'humanit

Toui le développement du dogme christologique, jusqu'à la lin du m' siècle, résulte de cette double impulsion, qui en uolive lu murche. Il est i é et contenu par le principe de tradition qui l'oblige ii se tenir toujours dans un rappoi avec son point de départ l'idée monothéiste et l'humaniti réelle, le péri on nage historique de Jésus. Le monothéisme Israélite était une doctrine religieuse et morali bien plus que ] hîl phique : on ;■ adapte la métaphysique de Plutod

lV.VANi.1I I II I I ..i i.-l

et de l'Iiilnn, sans laquelle la l"i au Dieu unique n'aurai! -un. eu de sens pour les Grecs, beaucoup plus a intellectuels •■ que religieux, même, la divinité «lu Christ, l'incarnation dn Verbe fui la seule manière convenable de In (luire a L'intelligence grecque l'idée du Messie. Dieu ne cesse pas d'être un, el Jésus reste Christ; mais Dieu est triple sans se multiplier; Jésus est Dieu sans cesser délie Ipuiiiiic.

li- Verbe devient homme su us se dédoubler, Chaque progrès du dogme accentue l'introduction de la philosophie grecque dans le christianisme, cl un compromis entre cette philosophie et la tradition chrel ienne.

Car In philosophie n'a pas été introduit^ comme telle ni telle quelle dans la foi, mais ei

laiit qu'on lui empruntait, ou plutôt qu'on lui dérobait une explication ou une formule sa van I pour faire valoir la tradition. Les apologiste ont pu parler de philo opine. .1 propos du chris tianisme, ■ •! I trigène regarder la théologie comme une vraie science, une gnose supérieure a la l". commune, le* représentant:! officiels de l'E

affectent de ne pas c aftre autre chose que I.

tradition el ils ne conviennent pas, n'en ayant

i l un,. mi , BRÉTIEN

pas conscience, des emprunts que le christianisme a faits avant eux, cju'il fait même encore.

par OUI à ta sagesse hellénique. L'orthodoxie se n. -unit de Platon, de Philoo 'I Origène, et fille condamne plus ou moins ces autorités, où elle ne puise pas toujours directement. Le principe de tradition, qui est un principe religieux, moral ei social, un principe de gouvernement plutôt qu'un principe 'le science, l'emporte en général, ei. toujours dan» les moments décisifs, sur le principe 'le libre spéculation qui est celui de la philosophie. Il est donc permis de dire que la théologie chrétienne s'est livrée .< un travail de sélection mit la philosophie grecque, Mais ^>'il est vrai, en un -.us. qu'elle L'a absorbée, puisqu'elle a pris sa place, après s'être assimilé une

partie de --es éléments, il est certain que ta tradition du christianisme primitif n'a pas été échangée contre ta philosophie, ni la science grecque substituée a l'Evangile, ni Platon pris pour maitri iu lieu du Christ et des apôtres, On peut soutenir, au point de vue de l'histoire que la Trinité, l'Incarnation sont des dogmes

puisqu'ils sont inconnus au judaïsme , | au judéo-christianisme, et que la philosophie

i.'Êouai

grecque, qui a couliil>iié .1 K-; l'uriner. .1 i < I ■ • ..11--1

a les entendre Ce ne sont pourtant poinl 'les ■ i • •■ ; 1 1 1 ■ •■ scientifique*, transportés do la philosophie païenne ilans la théologie chrétienne;

■;:ml des dogmes religieux, i|ui m- doivent a lo philosophie que cortiiins ■U-ni'iits 1 In'oriques et

leur formulaire, non I esprit oui pénèl ri- éléments

il formules, ni la combinais..!) spéciale des

notions qui les constituent. L'évolution de la vie. divine dans la Trinité ne procède pas «lu monothéisme isriiélile sans inlliience des spéculation! ln-lli'-iiiijius : mais le maintien de l'unité, la détermination des trois termes de la vie divine .-■oui dictés par la tradition juive cl l'expériend chrétienne. Dans le concept de l'incarnation, lu notion du Verbe est philonienne autant que biblique; mais elle ne laisse pas d être biblique

m partie, et surtout elle est i"\. icrétisee,

détournée, pour ainsi dire, de la cosmologie 1 1 n ii révélation, orientée vers le Christ, 'l> façon i

prendre une «iignilicjilion originale par rapport

a lui et à la foi ohrétienne. •

11 ni si pas <-i "n ii.mi que le résultat d'un travail si particulier semble manquer de logique et de consistance rationnelle. Cependant i!

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