I .'l:\ '.M. m i: Il I 'l.i.l I
réconciliai les pécheurs, dans les paraboles
de la nuaéricorde, n'es! pas présentée comme une rédemption. Dieu pardonne au pèchent repentant, qui acquiert ainsi un titre à la vie éternelle.
Mai-. ilrj;i saint Paul présentera la ju chrétienne el l'immortalité bienheureuse commt un ell'et de la médiation et du sacrilice Je ■ l'homme eéleste •', le Christ, qui a restitué i l'humanité le bien qu'elle avait perdu pt la faute de son premier pire, " l'homme te:
restre ' d. L'auteur du quatrième Evangile l'ait pas valoir l'idée de propihation ; mais associe l'idée de La vie en Dieu a celle de l vif. dans Li royaume; il eonçoil ainsi la tri éternelle comme future et déjà présente, Cetl vie est une déification de l'homme: car si la déification de Jésus a consisté dans la pleine coin munication de l'esprit divin, qui a été l'incarnation 1 1 11 Verbe, celle de l'homme est realisi par l.i rniiiiiHiiiual ion partielle qui se fait dl même i april aux croyants, unia à Dieu dans I
Christ, a ne le Christ lui-même e*1 uni
BOB l'ère.
i.l i:>ii. xv. |
u: DOGME i iim.m ■■
La dogmatique des Père* de l'Eglise
bbI donc dans lo Nouveau Testament. L'ar-
gUmentntioil d'Atli;MKise el il. -s autres ilni leurs
n'.i [ait que lui donner la rigueur d'un système. Jean avait -lit que l'homme participe ■:• I.i vie divine et triomphe de la mort par la don de l'esprit divin que le Christ, Dieu M ié, lui procure; Lesdéfenseurs du i onsabttan- /.'.■■/ disent que le Chrisl ne pourrait ainsi déifier l'homme, s'il n'étail Dieu lui-même. Le raison nemenl des théologiens ecclésiastiques se fonde sur l'assertion de l'évangéliste, el tout le dévc loppement grec se rattache a un élémenl de [a prédication de Jésus, où le Messie étail déjà messager el agent d'immortalité. D'autre part, le dogme tri ni taire ne repose pas uniquement sur
l'idée de l.i ileilii .iliun de Illumine par le < Ihrist.
rtion île foi i|iii a présenté d'abord Jésus comme Christ el Seigneur, sacré parl'esie I lieu, puis comme identifié au Verbe divin, et sur celle qui, avant toute systémaUsation doctrinali . ;> (igurc comme une pei n alité divine, dépendante el distincte du Père <;t du Pila, l'esprit qui ngissail .huis l'Eglisi I.e Symbole des apôtres et la formule du bap-
i< m n sont antérieurs au ni"
l'un do peut nier qu'ils contiennent Ici
s tlu dogme trinitaire. La défini systématique du dogme est en rapport uvw définition systématique de la rédemption; ra avant oes définitions, le* idées qui les si
portent existaient dans la tradition chrétien et leur u a son point de départ 'I
l'Evangile de Jésus et la tradition apostoliq
I ■.■ d< m loppement du dogm< de la . eioi <iu dogme de l'Eglise se sont effectués d lea mêmes conditions que celui du dogme théi gique- !.'< ta iili-ut n'eut jamais beaucoup do g< pour les spéculations oii m génie de 1 anciei Bglise orientale s'est toujours complu et souv égaré. Là, au lieu d'être matière de métaphysi transcendante on d'épopée cosmologique, I» r gion était source de piété intime et instruis d'ordre social. À Rome cl dons les pays lai on conçoit volontiers la religion comme discipline ei an devoir de la société. Pour races germaniques, elle est un principe de intérieure, le poème de l *me, où l'on ne
plus réellement que Dieu et I lm« l'i
son Dieu ". L'esprit de gouvernement, im
u. DOGME ' BRI
.omc, a contribué au développement ecolésiastit|uc et il a préparé pour les temps modernes le ni ilu dogme de l'Eglise. L'esprit 'I i piété n'ii manqué à aucune fraction de la chrétienté ancienne . cependant il n'a donné lieu à un développement spécial, propre a l'K^lise . que par saint Augustin et l'iniiu.iu <• <l<l'augustinisme, influence qu'il oe faut pas con- Ibadre entièrement avec le crédit dont a joui papri b des théologiens le système augustinien de JagRicf. ( Somme l'a remarqué M. I larnaok, l'histoire du christianisme occidontal, depuis le
V* siècle, est faite des rapports ipn mil .
1 utre deux facteurs : l'esprit de |iiélé. qui tend à (aire de la religion une affaire personnelle, et l'esprit de gouvernement, qui tend à faire de la religion une ehose ollieielle, réglée en tout par l'autorité souveraine du pontife romain. L'aboutissant extrême de la première tendance esl l'individualisme religieux . celui de la second* . l'absolutisme lii[ue. De leur équilibre résulte U vie du christianisme, qui s'évanouirait assez prom| tement le jour où l'une de ces tendances ne brait plus aucun contrepoids a l'autre, le protestantisme subsistant comme religion par un
A, I.'.ibv. — Kf.vHiigile >•' l'Égliâ*.
i. i:\ \m.i ,. i i i.'n.i ISE
débris de hiérarchie et d'organisation tradition' 1 1 < ■ 1 1 • ■ . ■•! li' catholicisme puisant sa vitalité dam I ardeur intime de la piété, au moins Bâtant que dans la Boltdité du lien hiérarchique ou li rigueur de la centralisation administrative.
Sain! Augustin a contemplé l'idée chrétii
.m p'-mt de vue du salut individuel, absti.
i liti le la gnose cosmologique. Il "<■ regard» le salut uniquement comme lin dernière, mais d'abord dans la régénération apirituelli (jui constitue ilité pour lu vie présente.
L'histoire du christianisme devient un d oolo [ique : \dam et Eve étaient jus -..uni-.; ils avaient eo eux la grace de Dieu et le pouvoir de Faire le bien, mais de telle bi irtc pouri;ini i [m -, dans l'épreuve du fruit défendu, ils eurent la faculté d'obéir, sans que l'ait.
devoir fût nécessitant; ils faillirent, l'attrai
Sensible Paya ni ■•tu | .. .r! i- sur la l'oree spirituell
de la était (ait de l'harmonie q
1 >n-u avait mise dons sa créature de prédilection désormais la concupiscence, c'est-a dire I" i hi ■■• l'état permanent cl immanent, régn dans l'homme , toua les lils d'Adam na pécheur! parce qu'ils naissent do la concupii
i i: imm.mi i IIRÉT1K3
cence et qu'ils portent en eus le principe funeste qui leur a donné le jour; mais ;'i tel mal tel de; la grAce méritée pat Jésus, el qui est essentiellement le don de la f<>i el de I amour • i ■ - Dieu, est un attrait d'un autre ordre, tout puissanl et divin, par lequel l'homme acquiert la liberté du bien, en devenant capable de résister
ii ciiicnl .'i l'a tirait funcsl.r (!•• l;i omcu|iis- : tant quil vit sur la terre, la concupis-
n'esl pas extirpée jusque dansas racine, die est simplement combattue et rel'< l'attrait supérieur de la grâi e de Dieu.
La doctrine de la i est pas plus romaine
gine que celle du Verbe incarné. L'Eglise
d'Afrique n'clail p:is rotuaiin- de raei ni d'esprit.
il «tant ses relation» étroites cl permanentes avec la communauté de Rome. On y avait gardé
•.il le sentiment de la dignité personnelle «lu chrétien et de la sainteté chrétienne; bien qu'on n'eût [•■■■■■ mivi rerlullien dans la chimère du monUiuismc, on avait, pour ainsi dire, le culte de l'Esprit et des • n rements qui le (I unenl . pend tn mps on refus i d' i
ter le baplônu des hérétioju ■•. e( chisme
idable, celui des donatistes, eut la n
l'Ii,
i i t •.■.i.M.i i i l.'ÊGLISE
cause que l'erreur de Cyprien et des rebapti .-.unis . de 1 1 1< ■ 1 1 n ■ que le baptême donne p:ir un hérétique ne pouvait être valide, parce que l'hérétique, n'ayant, pas le Saint-Ksprit, ne peut Li communiquer, ainsi les ordinations faites par les u tr.nliieiirs .i, ceux qui, durant la persécution de Dioctétien, avaient eu la faiblesse de remettre aux autorités romaines le trésor saere îles turea, étaient nécessairement nulles, parce qu'un évêque - traditeur n est déchu de sa et n'a pu donner ce qu'il n'avait plus. C'est dans ir milieu que devait naître te dogme delà gro.ee efficace. Alexandrie pouvait s 'intéresser aux bypostases divines, Antioebe à la constitution
thêandrique du Christ. Home aux règles du
gouvernement ecclésiastique; Carihu^e et l'Église africaine s'intéressaient à la sainteté de 1 Église dans ses chefs et dans ses membres.
G-Ue façon d'entendre la religion lui définie par Augustin (Unis une théorie qui avait, sur le principe île Cyprien el dos donatistes, l'avantage de ne pas ébranler la constitution de l'Église, puisqu Ile acceptait delo tradition commune et le dogme théologique et le forme de l'institution i ilé lias tique,
mi: rnnÉTŒN
En présentant à chaque croyant un programme de rédemption morale fondé sur le sentinu-nt intime de l'infirmité humaine el de ta mystérieuse efficacité de la i;i'àee par la foi. l'espérance et l'amour, le domine de la grâce sYst trouvé parfaitement approprié à l'esprit des peuples nouveaux que l'Eglise allait avoir à Convertir, et qui sont maintenant les peuples
chrétiens, catholiques et protestants, de l'Europe occidentale. Ces peuples ont pris la religion comme une médecine spirituelle, condition il fruit d'une lutte intérieure, renaissance de l'individu et progrès vers sa perfection morale, liberté supérieure à toutes les franchises de
l'ordre social, principe d'action el rie saintes,
déification de l'homme, non plus seulement dan» la lumière de Dieu, mais par la vie I
[eu ii lui el par l'activité de l'amour.
Ce dogme, psychologique et humain, que la
tradition postérieure ;i quel, pi,- pni n l'interprétant, ne se rattache ni plus ni moin
1<- dogme théologique Si l'enscigncmonl de Jésus. Il procède directement de Paul. L'Apôtre n'avait
pas oonsidi i neulemenl le salut < ime mie
fonction coemologique du Christ, mais d'abord
IMS
l'évamhle ici
. -11111111. • 1 1 1 1 intérêt <le l'humanité en gé» l'individu en particulier; de Ma méditations sut le rapport de la Loi et de l'Evangile, du péché et de la rédempl ii sortie sa théorie du
salut par lu foi en Jésus et lu seule grâce de Dieu, huu les oeuvres de la Loi. L'homme,
depuis A.! m I enclin uu péché, il est comme
naturellement pécheur; bien loin de le sauver, la Loi, en multipliant les préceptes, multiplie les trauagrn ssiona ; elle n'est qu'une instruction, un guide; jamais on n'a été sauvé que par la foi, Ii lui eal donc le vrai remède au péché; mais elle ne s'appuie que sur Jésus-Christ, qui délivri les hommes de la Loi, du péché, de la mort, avant laissé ce triple fardeau enseveli dans le sépulcre d'où lui-même est sorti libre et glorieux : fait chair, « l'homme céleste i racheté loua les descendants pécheurs de ■■ l'homme terrestre » ; il « condamné le péché la chair, il l'a crucifié; injustement frappé .•h s.iiii de la Loi, il a brisé la Loi ; moii
volontairement, i! a détruit l'empire de la i i .
h h i r ste-l-il un principe de justice et de vie éternelle pour ceux qui croient en lui 1 Saint