LE DOGME CHRÉTIEN
unique de l'Eglise et dans l'unité de son symbole. L'évolution incessante de la doctrine se fait par le travail des individus, selon que leur activité réagit sur l'activité générale ; et ce sont les individus qui, pensant avec l'Église, pensent aussi pour elle.
Ce n'est pas ici le lieu d'examiner si la tendance du catholicisme moderne n'a pas été trop tutélaire, si le mouvement de la pensée religieuse et même scientifique n'en a pas été plus ou moins entravé. On veut montrer simplement que la conception catholique du dogme et de la foi n'exclut ni le caractère personnel de la foi ni la vitalité du dogme.
LE CULTE CATHOLIQUE
L'histoire ne connaît pas de religion sans culte, et par conséquent l'existence du culte chrétien n'a rien qui doive surprendre. Mail l'on conçoit non moins facilement que, si l'essence du christianisme est telle que l'n rlélînieM. Harnack, ce christianisme pur exclut tout culte extérieur. Cus singulier d'une religion qui semblerait faite pour des légions angéliques dont chaque individu constituerait une espèce. Don pour des hommes destinés à vivre ensemble sur la terre.
Comme la rupture avec le judaïsme avait obligé l.i communauté primitive à prendre la forme d'une ii. i i distincte, elle la conduisit aussi à se donner des pratiques de culte, h Aucun mou-
miihiii religieux ne peut rester sans
Toutefois on nous « l • t que la fixati lu cuit*
chrétien résulta de la lutte soutenue par I I contre le gnosticisme. L'Église pri( des formes analogaes à celles qu'elle réprouvait ehea adversaires ■■'. A la lin du second aiècle, elle e&1
un Organe de culte. In sépHration des proli des l . 1 1 ■ j ( n - s est un fait accompli, et des intermédiaires sont admis entre Dieu et l'homme.
1 une la pliilusiijiliie grecque avait iulluencé le croyance chrétienne a partir de l'an 1 30 nouveau stade de l'hellénisatîou commence vers 220 230 : n alors les mystères el I* civilù grecques, dans toute l'ampleur de leur développement, agissent bu r l'Kglise, mais non In mvili ■ logie et le polythéisme. Dans le siècle suivant l'hellénisme tout entier, avec toutes itions
et acquisitions, établit dans l'Eglise calhO' lique, La aussi il y cul des réserves, mais qui ne consistèrent souvent qu'en un changement d'étiquettes, la chose étant prise telle quelle; el dans le culte des saints naît un christianisme «le bas étag( .
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A la considérer parle dehors, l'Eglise grecque,
et, pour ce qui est du culte, l'on peut en dire autant de 1 Eglise romaine, a recueilli, pous assure-t-on, les impressions, les superstitions, les connaissances, les pral ique.s de siècles infinis ; avec ses ritee solennels, ses reliques, ses images, ses prêtres, ses moines et ses m \ si ères. elle, se rattache oui cultes helléniques de
l'époque néoplatonicienne, non a l'Eglise des
premiers temps, h Elle n'apparaît pas comme une création clin tienne avec une trame grecque, mais comme une Création grecque ftVCC une trame chrétienne. Les chrétiens du premier
siècle l'auraient combattue comme ifa combattaient [le culte de la Magna Mater et de '/.eus Soter 1 1 i-sl le produit naturel de l'alliage lait avec l'hellénisme, déjà décomposé par l'influence orientale, et la prédication chrétienne 1 , n Le culte en esprit Bt en vérité devient on culte de signes, de formules et d'idoles : ■• ,1 esus-dliris!
laÙ "• I nu ilier pour détruire celle
de religion \ « Le mystère .^rec s associe, dans