‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 76 sur 87 · I.K <( i II! I M Uni IQI I · texte numérisé non relu

I.K <( i II! I M Uni IQI I

c'est-à-dire plus régulières el moins s. Suppose que l'on paisse démontrer l'origine païenne d an certain nombre de rites ebréti s rites on liens lors-

qu'il!) ont été acceptés et interprétés par 1 Rglise, Supposé que !«• grand dâveloppemenl <lu culte des saints, des reliques, de la Vierge, -i"it dû, en quelque façon, à une influence païenn •. il ai l'.i . ["iiiliiiiiué par le seul fait de cette origine. Si la prédication apostolique a'avnil converti que <i<-s Juifs, il n'y aurait pas eu, a pi ment parler, de cullc chrétien, pas plus qu'il

orait eu d'Eglise, ni de dogmes chrél Mais le obristianisme, en restant juif, i

in une religion universelle, il n'aurai été le christianisme : el pour être nniversel, il ne suffisait pas qu'il dépouillai sa forme juive I In ne peut pas soutenir qu'il n'avail aucun ! • i. prendre une forme grecque, romaine ou manique, qu'il aurait dû conquérir le monda par s principes. Les urim ipcssonl l'Ame de lu religion : mais les prineip les institutions el les doctrine) .oui.

i h toute vérité, une âme sans corps, quelqu ■ chose qui n'a ni réalité, ni dans

i.'k\a.n<;i!.i: Et l'éG

Ire de la vie présente. Or les institutions.

les formes extérieures et traditionnelles, qui

■ont indispent iblea fe l'existon* e el a la conservation d'une religion, sont nécessairement adapde manière ou d'antre, ta milieu où elles Missent : elles résultent même, jusque un n point, de ce milieu, l'adaptation se f;iisant en vertu d'une action réciproque, parce que

*.i la religion marque de son Lnflaence lea hommes qui l'acceptent, les hommes à leur tour, peuples ou individus, donnent aussi leur empreinte à la religion qu'ils ont reçu. .

I^e nombre, in variété, même, dans une taine mesure, la qualité des symboles, sont quelque i b ise d'indiflérent an soi ou de n daire ; ce qui leur donne crédit est l'accoutumance: teûrvaleur tient au sens ipi mi\ -attache. Que vaut par lui-même le rite de la circoncision .' Moins que rien, car ou peut l.- trouver grossier, absurde et ridicule. Néanmoins, au temps d'Autioehus Kpipliane, quand il être le symbole de la fidélité à Dieu. ( quelque chose de saint, de noble et de respeetablo. Il aérait puéril de reprocher aux Juifs d'avoir pratiqué la circoncision, et aux propl.

i i. i.i i.ii; iiATiini.n.ii i

de ne l'avoir pas réprouvée. A nucune époque tir l'histoire, avant It grand ébranlcmonl pro voqué par le christianisme et par la conversion «lis païens a Jésus en dehors île la Loi, l'idée de s'en passer ne pouvait venir à aucun Juif pieux, et il aurait été insensé de vouloir la supprimer. C'est la considération des Gentils qui obligea l'Eglise apostolique a ne point l'exiger. Mais les Gentils, qui obtenaient ainsi d'être dispensés d'une coutume juive, pouvaient bien obtenir, d autre part, la conservation de leurs propres usages. » condition d'y joindre un sens chrétien. Ils ne pouvaient pas se retrouver dans le- judaïsme ; mais, pour se retrouver dans le christianisme, ils avaient besoin d'y mettre quelque chose d'eux-mêmes, Cormes dé pensés et formes de culte. L'Eglise n'a rien adopté qui ressemble i la circoncision : elle a proscrit tous les rites sanglants et magiques des religions anciennes; par là elle a garanti, autant qu'il était possible et nécesssire. le caractère spiriin M'- I.i i-i hi.'ic h chrétienne-. Mai» de tin-un- ijin-

telle façon de se représenter Dieu, L'économie du salut, la rédemption, l'action du Christ glorifié, peut n'être] tas sansanalogie ou sansnipport h ! sto

• i.ll.i: ET l'êalisk

nvee les conceptions philosophique oses de l'antiquiti • omaine

itholique peut tenir quelque chose des innés religions qu'il a supplantées. It ne pouvait faire autrement dès qu'il prenait IcUT [>l.n .-

le i In ie ae pouvait devenir la reli

■lis i . , Romains, des Germains, sans se

faire tout à eux. SiUM prendre d'eux lu-an.

m-- qu'ils entrassent, pour ainsi dire, eux-mêmes dans le christianisme et en lissonl

vrairoenl leur religion.

Bn matière dV culte, le sentiment religieux

des iii;ins.'n a tu: dé les iléliuil i. ms

rinaJee 'le l'Eglise sur l'objet de ce culte. >l est plein de signifie Lit n : i] atteste le loi qui réclame «n culte approprié à toutes les conditions d'existence cl an caractère du peuple croyant. I.u communion réelle an Chrutl dans l'eucharistie fut exigée aussi impérieusement

par la conscience chrétienne c|ue la divinité <le

ipendanl la divinité du ChrUl o'eel pas

un dogme conçu dans l'esprit de la

al l'eucharistie n'es! pas non pluaun rite

jnil ; dogme et ritesonl essentiellement chrétiens et procèdent de lu truiliiimi . ip< stolique, ce i|"i

Il: i i i n: CATIIOI I " I

n'empêche pas que, dans lu façon traditionnelle

■ l'i.ii, iid n le premier, on ne sente l'influença de

grecque, e1 dans la façon d'entendre

le second, un élément qui sans douta appartianl

-m f I commun de plusieurs religion*, sinon

de loutaa, mais qui rappelle de plus près les mystères païens quels conception déeolori a du sacrifice dans le judaïsme postoxilien. Four ne pas se faire grée, romain on germain dans son culte, il eût fallu que le christianisme s'abstint d« venir et de vivre «lie/ les (irees. les Romains '■i li- Germains. L'adaptation du christianisme était inévitable. Il y a lieu seulement d'exami

ù elle a servi ta propagal on el la causer ration de l'Évangile, ou bien si Invangil est lui -luènie perdu. L'institution du ministère eoelésiastique, leeaaorements lecuUi du Christ, de i.i Vierge, des anges al des sainte on

iromis l'Kvangile el répugnent il • I esprit?

Puisque li' christianisme est devenu une religion el que devenant uni i »l devenu

die, il iv itl besoin de minii nions nombreuses ne peuvent ré| al el

fréquemment se tenir sans chefs, présidents,

. •'..! r, rr i.'égi.isr

surveillants et officiers subalternes qui en assurenl K- bon ordre. Le collège dis anciens, plus ou inoins imité des synugogues, fut. dans chaque communauté, ce que le collège apostc lique avail été d'abord dons ta communauté de Jérusalem. L'attribution de la présidence aux

■il.iii de --"i. <■{ il était naturel que l'un d'entre eux occupât la première pla< I iliuis lu célébration de la cène. L'hypothèse d'un roulement de fonctionnaires d une présidence exercée alternativement par chaque ancien, (|tii .1 été mite ••" BVant par certains cm

tiques, ne s'autorise d'aucun témoignage et elle manque de vraisemblance. A coté des ohefs, les anciens, firesby/res (prêtres DU rpixeopes

(évéques . il y eut des ministres inférieurs, les diacres. Quand le ministère extraordinaire des apôtres et des prédicateurs itinérants, quand l'enthousiasme qui suscitait les prophètes tom-

t. comme ils devaient tomber. \vi ■■ l.i lin du premier siècle, la oharge de renseignemenl <i la direction do la communauté passèrent tout entières aux chefs résidents, on peut «lire aux administrateurs, qui sans doute les •••• en partie depuis l'origine. Ils décidèrent seula

LE CULTE CATHOLIQUE

de I";.ilniis^iini des néophytes. et. sauf Jus cas

l'iiouiii'l.N. conférèrent seul* le baptême; h mesure qu'il y eut lieu d'organiser une disci pline de la pénitence pour les chrétiens b&ptisi S, ils en déterminèrent les conditions. La hiérarchie d'ordre, a trois degrés, se trouva constituée lorsque le premier des anciens ae détache réallemenl du groupe presbytérnl et garda pour lui litre d'évéque. Les besoins du service liturgique déterminèrent plus lard la création d'offices secondaires qui sont comme un démemni du diaconat : l'Eglise d'Orient eul des sous-diacres et des lecteurs, ses exorcistes prati-

mii.i ni leur ministère nul i\ iiliielli-iin-iil et ne COM titrant pas un ordre du clergé : I Kejise d'Occident eut îles sous-diac res, des acolytes, des leeleiirs. des exorcistes, qui avaient un emploi régulier dans les cérémonies préliminaires du baptême, et des portiers. Toutefois les ordres inférieurs au soUS-diacoiuil, plus lard inclue 11- SOU!

bi n il et enfin le iliaennal ont li ni par n'être pi us,

; h-. I Kl-Iisi.' 1. i i in-, <pu; les degrés préparairdoi i . ipii iv île le seul ministère

lient actif ui-dessous de l'épiacopat. Les fonctions liturgiques des autres ordres ont cessé,

l'évakoij i.i! ....i.i.-i

in hit, d'éln spécialisées: les plus haoU sont i non psi dos prêtre

i -ru uns par des laïque mple I rit

particulier de ce qu'on pourrail appeler un

développement rentré, quelque obose comme

un in m, in rabougrie, -m un arbre qui pousse

arenseraent dans une auto 1 direction, ou

comme l'indice d >rgena qui n-'existe |>lus

1( un ni dans un aorpa •, Lvant.

limtion de i e servi* e a été en rapport

ment du système sacramentel

h n'.'si pas ù juger i ndépendammenl <!<• celui-ci,

lise elle-même compte parmi i nents

l'ordre, c'esl I dire lu cérci ie par laquelle

m . ministres sonl iuTeatisde leurs pouvoin ce i|»i concerne leur origine, il en esl des sacre-

: de dogme, qui procèdent de .Jésus et de l'Evangile <••

i s vivantes, non comme des institutions ifinie«. C'esl seulement i partir du xn* siècle que la tradition occidentule est sur leur nombre. L'Eglise primitive n'es connaissait que deux principaux, le baptême, nuque) était associée l.i oniliiiiiiitinn, el l'i : ristie; le nombre des sacrements se

I i i.n: CATHOLIQI i.

i-i.iii déterminé Une telle indécision serait inexplicable si le Christ, un nmrs de sa vie mur belle, .-iv.-iii attiré l'attention de ses disciples sur sepl rites différents, destinés ■> être la base «lu culte chrétien dans tous les siècles. Les Bacremvnts soni nés d'une pensée al d'une intention ifc Jésus, interprétées par les apôtres el par leurs

successeurs, .1 lu lumière el BOUS lu pression îles il constances et des faits.

('..- dnit être par une suri..- d'aul Iciiialion Que

le quatrième l-.\ mgile montre te baptême chrétien en vigueur pendant le ministère <U> Sauveur, Toujours est-il que le Chrisl n'avait pas donné, avant sa mort, de précepte formel à ce sujot. Lti baptême ét8il un rite juif, remis spécialement en honneur par Jean-Baptiste, et Jésus lui-même avail reçu ce baptême de Jean. De même que le baptême du Seigneur avail servi d*introduc lion à l'Évangile, le baptême inlroduiaail chaque Bdèle dans la société évangélique, substituée au

■ :.'. au 11 «e des eieux . ( le n'r(;iil |i;is un pur

hole de la rémission il'"-' péchés st de la régéné ration spirituelle, mais li signe efficace de l'Ks- ]iril revu par les fidèles, el «le leur incorporation à l'Eglise La notion el la pratique du bap

•...in i i :.'i |

n'ont subi aucun menl important dans

tradition catholique. L'habitude de conférer I baptême aux enfants constitue un dévalop mont disciplinaire qui ne change pas In

tement, mais qui l'a peut-être diminue* al qui a contribué a le déda dans la pénitence '.

La baptême suivi de li confirmation al de I»

oommunioa, était le rite de l'initiation chrétienne et de Il rémission <les pi i lu • mai ehariatie restait le vrai sacrement de L'initié. On p.is d'abord L'idée du chrétien pécheur «-i réconcilié : al l'Eglise ne s'y habitua môme que

Il h\ supposait que les défait!

communes étaient réparées par une sorte d'elTet persévérant de baptême, par la prière, par I . communion, par toutes les boun* 3, su

tout par les ics Irè

grevée et scandaleux mettaient en dehors de

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