PAPE
cateurs de sa doctrine, il a reçu leur enseigne-
ment avec le souci d’être bien informé. Ils’est appliqué à connaître exactement depuis le début les événements d’où est sortie la religion nouvelle. Beaucoup plus exigeant que son contemporain, le peïen Quinte-Curce, qui, dans son histoire d'Alexandre le Grand, avouait « transmettre telles quelles les traditions reçues, sans ajouter foi à tout ce qu'il écrivait ! », Luc a contrôlé soigneusement ses informations. Précisément, parce qu'il se juge en possession de renseignements puisés aux
meilleures sources, il veut en faire bénéficier
« l'excellent Théoplule », lui donner occasion
de mieux apprécier le bien-fondé d’une doc-.
trine qu’il connaît déjà. Ce Théophile n’est pas un être de fiction, comme Théotime ou Plulothée dans les œuvres de saint François de Sales. L’épithète d’« excellent » pourrait être,
dans une dédicace, une simple formule de.
politesse ?; cependant elle ne se retrouve en d’autres passages de Luc qu’apphquée à des personnages de qualité 3%. Théophile