‹ L'Évangile et les ÉvangilesChapitre 113 sur 177 · Luc, XXIIT · texte numérisé non relu

Luc, XXIIT

4, H.B. Swete, Studies in the teaching of our Lord, 121

en débonnaireté, cette miséricorde en doctrine du «laissez faire, laissez passer ». Ici encore saint Luc est parfaitement d'accord avec saint Paul, comme avec le Christ luimême; et si certaine imagerie moderne est tombée dans la mièvrerie onctueuse, ce n’est certes n1 au troisième évangile ni aux épîtres pauliniennes qu'il faut s’en prendre.

Saint Paul à l’occasion ne craint pas de menacer et de châtier les*chrétiens lâches et scandaleux t; rien de plus viril que son idéal du soldat du Christ, ceint de vérité, cuirassé de justice, chaussé de promptitude, casqué d'espérance, armé du bouclier de la foi et du glaive de la parole ?. Dans saint Luc, Jésus

sait tempérer sa bénignité d’une juste sévé-

rité. Le premier discours à Nazareth, qui avait débuté par des paroles de grâce, s’achève èn un reproche qui remplit la synagogue d’indignation $. Aux béatitudes du Sermon sur la montagne s'opposent, comme l'autre face d’un diptyque, les malédictions pour les heureux de ce monde. Les avertissements redoublés aux impénitents 5, le sort du figuier

1. Ie aux Corinthiens, IV, 21; 1re à Timothée, I, 20, 2. Epître aux Ephésiens, VI, 13-17.

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