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‘clef qu’on nous livre nous introduit vraiment à l'intelligence de sa personne et desonœuvre. Mais disqualifier & priori le quatrième évan-
gile, à la seule découverte d’une intention dogmatique expresse, c’est vouloir réduire
l'historien au rôle de récepteur inerte, Ii
dénier l’usage de ces dons d’intuition et de vie, sans lesquels le passé ne nous révèle de lui-même que des vestiges désordonnés. On ne restituera la physionomie d’un homme ou d’une époque qu’ en établissant une échelle des valeurs, qu’en dégageant des relations et des aspects caractéristiques. « Tout événe:
ment est un signe, et le comprendre, € est l’interpréter ! ».
Le préjugé de lhistoricisme positiviste n’est pas le seul qui inspire les adversaires du quatrième évangile. Chez les critiques plus ou moins teintés de protestantisme libéral, il'est facile de découvrir l’influence d’une philosophie religieuse, héritée de Luther, revivifiée par Schleiermacher, Ritschl, Auguste Sabatier. Le père du protestantisme avait, le premier, creusé le fossé entre les deux royaumes du vrai et du bien, entre ce quiest absolument et ce qui me convient personnellement.