Jean, LL, 5; VI, 47-59; XX
Cette doctrine, si fortement affirmée, est
parfaitement cohérente avec le reste de
l’évangile : elle découle du dogme fondamental de l’Incarnation. Non seulement, comme
dit saint Augustin, « le Verbe q qui ne peut être
vu que par le regard du cœur, s’est fait chair, afin de guérir en nous l’œil intérieur par où nous puissions le voir», mais son action sanctificatrice s’est étendue jusqu’à la ma-
tière. « Le Dieu qui s’est révélé s’est mélangé
à la nature périssable afin que l'humanité
fût divinisée avec lui, par cette participation :
de la divinité?.» En prenant un corps, le Verbe a communiqué au monde matériel quelque
chose de sa vertu, de sa sainteté, l’a relevé, …
ennobli, disposé à devenir le symbole des réah-
tés spirituelles et l'instrument de la collation de la grâce. « Ce par quoi Dieu s’abaisse jus-
qu’à l'humanité, sert à élever l’homme jusqu’à la divinité 5 »; et donc la matière ellemême est ployable aux fins surnaturelles.
De là, dans le quatrième évangile, cette doc-
trine sacramentaire si profonde et si humaine :
(P. G.,t. XLV, col. 98).
3. Saint Grégoire le Grand, Hom. 11 in Evang., n° # (2, L.,t, LXXVI, col, 1082).
4. In Epist. loannis, tract. I (P. L.,t. XXXV, col. - 2. Saint Grégoire de Nysse, Grande Catéchèse, 37, 12