‹ L'Évangile et les ÉvangilesChapitre 50 sur 177 · D OU À D · texte numérisé non relu

D OU À D

Dieu, comme une sorte de translation de propriété, conséquence de l’endureissement des pharisiens et des chefs du peuple.

Cette insistance même donne à l’histoire ,du Christ, telle qu’elle est racontée dans le premier évangile, un caractère particuhèrement pathétique. « Paix à l’Israël de Dieu qui a reconnu son Messie et chanté « Hosanna au Fils de David. » Mais malheur à l’autre. Du début jusqu’à la fin, quand on regarde lévangile dans ce jour, on voit apparaître, comme le filigrane d’un papier regardé en transparence, l’histoire tragique de lPappel de Dieu fait à tout le peuple et entendu seulement par une élite, obéi seulement par une minorité comparable au « saint reste », dont parlent les prophètes anciens 1. » Plus que dans aucun autre écrit, s’accuse l’âpreté du conflit entre Jésus et les conducteurs du peuple, princes des prêtres, scribes et pharisiens, entraînant à leur suite la masse juive et la rendant solidaire de leur infidéhté: « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants?! » Mais ce scandale de l’incrédulité juive ne saurait annuler le dessein salvifique

de Dieu. À la place de l’Israël coupable,

1. L. de Grandmaison, Jésus Christ, t. I, Paris, 1928, p. 63.

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