Clément d'Alexandrie, dans Eusèbe, Hist. ecclés
VI, 14 (cf. zbid., IT, 15), et dans Adumbratio in 1 Petri, V, 13 (Edit. Staehlin du Corpus de Berlin, 111, 206). Dans le premier de ces textes (Hist. ecclés., VI, 14), Clément, qui se donne comme le témoin de la tradition des anciens, ajoute que Pierre, ayant appris le projet de Mare, ne voulut ni l’en détourner ni l’y engager,
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rédaction du second évangile. Parmi les cri-
tiques qui préfèrent rejeter la composition du second évangile après la mort de saint Pierre, les plus judicieux s’accordent à la placer peu après cet événement et avant la ruine de Jérusalem en l'an 70 :. La différence de date entre les deux opinions n’est donc que de quelques années.
Si l’on adopte l’an 64 pour le martyre de saint Pierre et 67 pour celui de saint Paul, il suit que Marc quitta Rome après la mort de son père dans la foi et se rendit en Orient, d’où saint Paul, une seconde fois prisonnier, voulut le faire revenir avec Timothée.
Une tradition assez répandue et dont Eusèbe s’est fait l’écho ?, attribue à saint Marc la fondation de l’Église d'Alexandrie. Mais nous ignorons les circonstances précises de cet apostolat, comme aussi tout ce qui touche aux dernières années et à-la mort de l’évangéliste.
1. Ainsi les exégètes anglicans H. B. Swete et À. E. J. Rawlinson dans leurs Commentaires de saint Mare, l'allemand Johannes Weiss, et A. Puech dans son Histoire de la littérature grecque chrétienne, t. I, p. 52-53.