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ORGUEIL ET HYPOCRISIE DES SCRIBES ET DES PHARISIENS

aussi les appellent-ils tephillin, qui veut dire prières. Mais les Juifs hellénistes les appelaient phylactères , parce qu’ils avertissaient d’observer les préceptes de Dieu. Il y avait deux sortes

de phylactères, les uns pour le front, les autres pour le bras gauche. Wagenseil nous apprend comment les pharisiens dilataient leurs phylactères, ou , comme dit saint Jérôme , les pliaient , et avec des figures il rend clair ce que ne comprenaient pas les anciens interprètes. Il s’agit de multiplier les surfaces de parchemin sur lequel on doit écrire.

Supposons un moule en bois dans lequel se trouvent trois profondes rainures; on place dessus une peau bien mouillée que l’on force à entrer dans les vides. Lorsqu’elle y a séché, on la retire; elle affecte alors la forme d’une espèce de portefeuille divisé en quatre petits compartiments dans lesquels on place séparément de petits parchemins couverts de caractères microscopiques, ainsi que l’enseigne Maimonide dans le traité Tephillin. Quoique cette peau n’occupe qu’une toute petite place sur le front, elle confient cependant dans ses plis un grand nombre de versets de l’Écriture. On l’attache au front avec deux lanières. Une disposition analogue s’applique aux phylactères de la main.

Dieu avait ordonné aux enfants d’Israël 1 de mettre aux quatre coins de leurs manteaux des franges qu’on appelle zizith, et d’y joindre des bandes de couleur hyacinthe. Leurs manteaux étaient carrés et d’un seul morceau. Dans les temps où les Juifs ne peuvent professer ouvertement leur religion , quand ils prient dans leurs oratoires privés, ils se couvrent la tête d’un manteau, et attachent au front et à la main le phylactère qui est à peu près grand comme un dé à coudre. Les franges proprement dites se cousent auLour des manteaux ronds; mais aux manteaux carrés, elles ont la forme de

houppes ou de glands légers attachés à chaque angle L

f. 8. — Appelés maîtres : Vocari... Rabbi. — Us veulent être appelés rabbi , ou rabban , ou rab. Les anciens sages d’Israël ne se paraient pas, eux, de ces titres honorifiques, qui peuvent se traduire par nombreux, grand , plus grand, ample, maître-.

f. 12. — * Notre seul maître et docteur véritable est Jésus-Christ. Nous ne devons jamais rougir de nous montrer ses disciples et de pratiquer ses enseignements *.

y. 16. — * Un homme irréligieux est condamnable; s’il ajoute l’hypocrisie à l’impiété, il est plus coupable encore*.

■jL 18. — Quiconque jure par le temple : Quicumque juraverit per templum. — Ce n’est rien de jurer par le temple, prétend le pharisien . on n’est pas tenu au serment; mais jurer par l’or du temple oblige. J’entends l’or enfermé dans le trésor. Celui qui jure : Corban templo aurum meum , corban altari pecora mea , est tenu de remplir sa promesse. Le corban, d’après Josèphe , était le trésor sacré où l’on ne pouvait rien placer qui provînt d’une source impure 3.

f. 20. — Quiconque jure par l’autel : Quicumque juraverit in altare. — Jurer sur l’autel, prétend encore le pharisien , n’oblige pas ; mais jurer sur le don qui est à l’autel oblige, que ce soit une bourse ou des agneaux4.

jr. 23. — Et par celui dont il est la demeure : Et in eo qui habitat in ipso. — Quiconque jure sur le temple, jure sur Celui qui l’habite; car on ne peut croire qu’un homme soit assez insensé pour prendre une chose inanimée comme témoin de sa pensée et vengeur de sa perfidie *.

jf. 23. — Vous PAYEZ LA DIME DE LA MENTHE, de l’anetii et du cumin : Decimatis menlham ,

< Nombr., xv, 38.

i Lamy, V, xi, p. 474. — 2 Id. — 3 ld. — 4 ld. — •> Id.

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