CHAPITRE CXXXII
de constructions. Le tout couvert d’une charpente en bois de cèdre. Les cellules avaient chacune leur toit isolé, qui ne touchait point au voisin. Les autres, maintenues par de très-longues poutres, allaient d’un côté à l’autre, et formaient ainsi une liaison pour les murs. Les plafonds, très-ornés de ciselures et de lames d’or, étaient posés sur ces poutres.
Les murailles étaient couvertes de tables de cèdre doré , de sorte que tout resplendissait d’or et éblouissait la vue. L’art avec lequel ce travail était fait dissimulait toute trace de la main de l’homme. Un escalier à vis, disposé dans l’épaisseur de la muraille, conduisait au premier étage. Ce premier étage avait de petites portes latérales, mais point une grande à l’orient, comme le rez-de-chaussée.
Le sanctuaire divisé en deux parties. La plus intérieure, de vingt coudées, accessible à personne; celle en avant, de quarante coudées, à l’usage des prêtres. Salomon sépara ces deux parties par des portes de cèdre sculptées et dorées , couvertes de voiles de byssus, les plus beaux et les plus délicats, peintes des plus riches couleurs, hyacinthe, pourpre, écarlate. Il plaça derrière, à l’entrée de la salle de vingt coudées, deux chérubins d’or massif, ayant l’un et l’autre cinq coudées de hauteur. Les ailes étendues de chacun mesuraient la même dimension. Il les sépara, de manière que l’aile de l’un touchât au mur nord, et que l’aile de l’autre touchât au mur sud ; les autres ailes se touchaient entre elles, et semblaient protéger l’arche placée au milieu. Il couvrit le pavé du temple de lames d’or. La porte d’entrée, large de vingt coudées et d’une hauteur proportionnée à celle de la muraille , était couverte d’or. Tout, en un mot, semblait d’or dans ce sanctuaire. Un voile semblable à celui qui couvrait la porte intérieure était également tendu sur celle d’entrée. Le portique n’avait d’ailleurs rien de semblable.
Salomon, pour ces admirables ouvrages, avait fait venir de Tyr, en l’obtenant du roi Hiram, un artiste, fils d'une femme de Nephthali et d’un père Tyrien d’origine israélite, habile dans tous les genres, et notamment dans les oeuvres d’or, d’argent ou de bronze.
L’auteur décrit ensuite en détail deux magnifiques colonnes d’airain, un nombre vraiment
énorme de vases d’or et d’argent , surtout la célèbre mer d’airain placée devant la porte du temple, et qui servait aux ablutions des prêtres et au lavage des victimes , et une quantité prodigieuse de vêtements couverts d’or et de pierreries pour les prêtres.