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CHAPITRE CXLVII

i- 8. — D’un brasier allumé : Accenso autem igné. — ■ Dans la Terre-Sainte, et les voyageurs peuvent le certifier, les nuits sont froides pendant le temps de Pâques. Les agents des prêtres se tenaient donc au milieu de la cour découverte. Les anciens ne connaissaient ni les foyers ni les tuyaux qui constituent nos cheminées modernes.

y. 9. — Pierre était au milieu : Erat Petrus in medio. — Pierre était au milieu, assis, d’après saint Matthieu et saint Marc, debout, d’après saint Jean; il y était successivement assis et debout.

f. 12. — Pourquoi m’interroges - tu ? Uuid me interrogas? — Jésus- Christ dit à Gaïphe d’interroger ceux qui l’ont entendu , fussent-ils ses ennemis , la loi ordonnant de commencer par interroger les témoins, surtout quand on en a beaucoup sous la main. Les pharisiens et un nombre considérable de Juifs l’avaient entendu. Jésus-Christ rappelle donc le juge à la loi '.

jh 14. — Pourquoi me frappes-tu? Quidme cœdis? — Les savants discutent sur la valeur du motpd-wpa, traduit par alapa , soufflet; parce que poLmega vient de pa tuÇsiv, qui, selon Hesychius, veut dire littéralement frapper honteusement. avec une baguette. Quoi qu’il en soit, un coup est un grand affront , et la Mischna condamne à deux cents drachmes d’amende quiconque a donné un soufflet 2.

i Lamy. — 2 ld.

f. 15. — Anne l’envoya : Annas misit pour miserai. — Les Hébreux n’ont point ces distinctions que l’on trouve dans le grec et le latin. 11 y a de fréquents exemples de cet hébraïsme; entre autres dans saint Matthieu 1 , parlant d’Hérode qui emprisonna, eê-rpev, pour avait emprisonné Jean- Baptiste. Saint Jean l’évangéliste veut rappeler que Jésus, si odieusement frappé, était toujours lié, car Anne l’avait envoyé lié chez Caïphe. Mp' M. Ferretti donne de ceci une autre explication. Il est évident, dans tous les cas, que les évangélistes sont toujours d’accord. On explique ainsi facilement que Jésus ne fit que paraître dans la maison d’Anne.

y. 19. — Il vint deux faux témoins : Venerunl duo falsi testes. — Enfin il vint deux faux témoins. Dans aucun cas la loi n’admettait de témoignage isolé.

y. 29. — Déchira ses vêtements : Scidit veslimenta sua. — Le grand prêtre, comme si Jésus avait blasphémé, déchire ses vêtements; c’est ce que les Juifs avaient coutume de faire, toutes les fois qu’ils entendaient blasphémer Dieu, surtout lorsque le blasphémateur étail Juif. Ce serait une erreur de croire, d’après le Lévitique, que dans aucun cas il n’était permis au grand prêtre de déchirer ses vêtements. La défense qui se trouve dans le Lévitique s’applique à d’autres causes 2.

< xiv, 3. — 2 Lamy.

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