JUDAS REND L'ARGENT
Fier. 3 \ I' s
JESUS devant PILATE
JÉSUS DEVANT ANNE ET CAIPHE
NOTES ICONOGRAPHIQUES
VU SIÈCLE
Ce n’est guère qu’au vi° siècle que nous voyons représentées les scènes de la Passion. Nous les trouvons à peu près complètes clans les mosaïques de Saint- Apollinaire de Ravenne ' . Malgré l’intérêt qu’elles nous offrent, ne pouvant les reproduire toutes, nous avons dû faire un choix, et sacrifier, par exemple, celle où Jésus est conduit chez Caïphe, pour arriver au cinquième tableau. Là Jésus-Christ, suivi de deux personnages en robes blanches et manteaux rouges, se présente à trois juges; les deux à gauche, les plus rapprochés de Jésus-Christ, ont les cheveux blancs ; le troisième les a noirs ; tuniques blanches, manteau du personnage du milieu, blanc et bandes violettes ; les deux autres, manteaux rouges et larges bandes violettes. Notre -Seigneur, robe violette.
Cette mosaïque est presque entièrement repeinte.
Au huitième tableau Judas veut restituer le prix de sa trahison. Un prêtre, semblable à ceux que nous venons devoir, se tient devant la porte du temple; Judas, robe et tunique blanches, porte une bourse qu’il jette dans le vestibule. D’autres prêtres dans le sanctuaire, où Judas n’a pu pénétrer.
Cette mosaïque est une des mieux conservées. Malgré la grossièreté du travail, on peut admirer la beauté des têtes et la franchise de l’exécution. On voit bien que l’auteur, pénétré de son sujet et se rendant compte de la place qu’il occupait, avait proportionné ses moyens d’exécution à l’effet qu’il devait produire et à la distance où son œuvre était placée.
Au sixième tableau de la même série, Jésus comparaît devant Pilate; il est vêtu, comme dans tous ces tableaux, d’une robe et d’un manfeau violets. Pilate, cheveux blancs, robe blanche , et manteau blanc avec bandes de pourpre.
I PI. LXXX , Il g. 2.-2 Ibicl., fig. 4.
A la même époque, la Bible syriaque de Florence offre le même sujet1. Notre- Seigneur et Pilate lèvent tous deux la main en signe de colloque. La robe de Notre-Seigneur , verte, manteau violet; comme dans toutes les autres scènes de ce remarquable manuscrit, il a la barbe et les cheveux courts. Pilate, manteau rouge de commandement, cheveux courts. On lui voit à peine de la barbe. Il est assis sur un coussin vert, devant une table couverte d’un tapis blanc. A côté un homme sans armes vêtu d’une tunique bleue.
XIIe SIÈCLE
Le vingt -neuvième panneau de la porte de Bénévent 2 montre sur son siège Caïphe ou Pilate, auquel les gardes viennent d’amener Jésus. Toutes ces représentations sont trop peu caractérisées pour distinguer si la comparution a lieu devant le grand prêtre ou le gouverneur.
J ÉRUSALEM
En allant du cénacle au jardin des Oliviers, et de ce jardin à la maison de Caïphe , puis au prétoire, puis au Calvaire, Jésus -Christ a traversé Jérusalem dans tous les sens ; c’est donc ici la place de dire quelques mots de la configuration de cette ville, de ses enceintes et de son étendue au temps de Notre-Seigneur. afin de mieux suivre Jésus3.
Josèphe la décrit bien peu d’années après le sacrifice du Calvaire , et cependant il s’y était opéré de grands changements par la construction de l’enceinte d’Agrippa dix ans après la mort du Christ. Tous les anciens plans sont d’un faible secours pour déterminer son périmètre; mais les- travaux contemporains ont jeté enfin la lumière sur cette question, et dissipé tous les doutes sur les enceintes de Jérusalem.
i PI. LXXX, fig. 3 . — 2 Ciampini, pi. IX. — 3 PI, LXX1X.