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COURONNEMENT D’ÉPINES

nouilles, des cannes, de longs manches pour pêcher à la ligne (usage pour lequel elles sont très-recherchées, en raison de leur légèreté), des treillages, de la vannerie et toutes sortes d’ustensiles.

Nous avons trouvé pour la première fois Notre-Seigneur couronné dans un sarcophage du iv° siècle au Latran. Il comprend au centre la Résurrection. Nous l’avons décrit au ch. cli. Ce n’est pas une couronne d’épines que le soldat met sur la tête du Sauveur, mais une couronne triomphale qu’il porte avec respect.

jk 6. — ICS LUI DONNAIENT DES SOUFFLETS I Da-

bant ei alapas. — Le P. Patrizzi fait remarquer1 que le mot grec correspondant est paTucpa-ra , qui, pris dans l’acception qui lui est le plus propre , signitie des coups donnés avec une verge.

y. 9. — « L’arcade de l’Ecce Homo soutient une galerie éclairée par deux grandes fenêtres qui regardent sur la rue vers l’occident; on y voyait encore du temps du P. Eug. Roger : TOL TOL, restes des mots toile , toile1.

j. 16. — Vous n’êtes pas ami de César : Non es amicus Cœsaris. — Les légats, les présidents , gouverneurs, préfets, étaient dits amis de l’empereur. D’après Pline3, Trajan écrit à Pompeius Planta, préfet d’Égypte : Mon ami. On trouve souvent cette expression dans les livres de droit civil '.

jk 17. — Il s’assit sur son tribunal : Sedit pro tribunali. — Pilate sortit de l’intérieur du prétoire, en amenant Jésus, et s’assit sur son tribunal, en un lieu appelé Gabbatha; gabba en hébreu signitie élevé. Ainsi sont placés ordinairement les tribunaux, pour que le juge puisse être vu et entendu par la multitude qui l’entoure. On montait au gabbatha par un grand nombre de degrés de marbre qui, transportés à Rome, près de la basilique de Saint-Jcan-de- Latran, sont suivis avec une grande dévotion par les fidèles, et sont appelés Sc.ala sayxla k

i T. Il , p. 433. — 2 Roger, p. 123. — 3 Liv. X, ép. xxii.

— 4 Lamy. — 5 Cornélius a Lapide, et Mém. sur lesinstr.

de la Passion.

Il est vraisemblable que le siège du gouverneur romain était richement travaillé, suivant l’usage, couvert de mosaïques , et que c’était l’art avec lequel il était exécuté qui le faisait appeler lithostrotos , nom donné par les Grecs et les Romains à ces ouvrages. Pline en parle ainsi 1 : Les dallages ont une origine grecque; ils furent perfectionnés au point d’imiter la peinture, dont les mosaïques prirent la place. Dans ce dernier genre, l’artiste le plus célèbre fut Osus, qui lit à Pergame Y Asarothos Œcos, Maison non balayée. On la nomme ainsi parce qu’il avait représenté en petits carreaux teints de diverses couleurs les débris du repas qu’on a coutume d’enlever avec le balai, et qui là semblent avoir été laissés. On y admire une colombe qui boit , et dont la tête jette de l’ombre sur l’eau. On en voit d’autres qui se becquètent au soleil sur le bord d’une coupe.

Deux des mosaïques décrites ici par Pline se voient aujourd’hui à Rome : les débris du repas au musée du Latran , et les colombes au musée du Capitole.

Josèphe raconte la chute d’un soldat romain tombé encourant sur le dallage du temple, avec des souliers garnis de clous pointus2.

C’était le jour de la préparation de la Pâque, vers midi. Cette préparation devait être précipitée, à cause de tout ce qui était nécessaire pour immoler l’agneau pascal. L’évangéliste indique ce temps avec soin, en montrant l’ardeur que mirent les Juifs à accélérer le jugement du Christ, pour pouvoir ensuite s’occuper des préparatifs de la fête, qui était très - prochaine 3.

f. 19. — - Crucifierai -je votre roi? Regem veslrurn crucifïgam? — Crucifierai -je votre roi? dit Pilate. Ils répondirent : Nous n’avons de roi que César. Les Grecs et les Juifs hellénistes appelaient paatXsuç, roi, celui que les Romains appelaient empereur, et dont le pouvoir était le même L

* Les Juifs, connaissant sans doute le caractère pusillanime du gouverneur romain, procèdent à son égard par voie d’intimidation; mais ce cri des princes des prêtres est leur condamnation. Le sceptre est évidemment, et à leurs

i XXXVI , xxv. — 2 Lamy. — a Id. — 4 Id.

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