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CHAPITRE CLVII

— Jeudi 2 avril.

Avant le commencement du premier jour des Azymes, c’est-à-dire avant le coucher du soleil , les deux disciples laissent Jésus au jardin des Olives et vont à la ville pour préparer la Cène.

Notre- Seigneur part à la nuit, afin que ses ennemis ne puissent le saisir avant le temps.

Vendredi Minuit.

3 avril. 3 h. Matin.

Peu après il arrive au cénacle, mange l’agneau , lave les pieds des apôtres. 11 institue l’Eucharistie.

Discours après la Cène.

Il quitte le cénacle, passe le Cédron, arrive au jardin des Olives.

Jardin des Olives. Prière. Sueur de sang. Agonie.

Trahison de Judas.

Jésus conduit chez Anne et Caïphe. Reniement de saint Pierre.

Le Sanhédrin. Jésus est condamné par les Juifs.

Chez Pilate, un instant, puis chez Hérode.

Ramené chez Pilate, qui cherche à le sauver. — La femme de Pilate. Flagellation. Ecce horao.

Condamnation, voie douloureuse.

Midi.

1 b. Soir.

Crucifiement. — Ténèbres. — Immolation de la pàque des Juifs.

Insultes des Juifs.

Notre -Seigneur confie sa mère au disciple bien -aimé.

Jésus rend l’âme. — Fin des ténèbres. — Centurion converti.

Joseph demande le corps de Jésus. Pilate fait constater la mort du Christ. Déposition avant le sabbat, qui commençait au coucher du soleil.

Commencement du troisième jour des Azymes. — Sabbat de Pâque.

De 6 h. à minuit. Repos. — Notre -Seigneur au tombeau. — Première visite des saintes femmes avec

Samedi Minuit.

— 4 avril. 6 h. Soir.

Nicodème et Joseph, après l’ensevelissement.

Repos.

Fip du grand jour des Azymes.

Sainte Madeleine et l’autre Marie vont voir le tombeau.

Les saintes femmes achètent des aromates. Les Juifs mettent des gardes.

Dimanche 3 h. Matin.

5 avril.

fi h.

Les saintes femmes parlent pour le tombeau, — Notre-Seigneur en sort. — Les gardes sont dispersés.

Elles, arrivent au tombeau, et voient les anges et la pierre renversée. Madeleine, la première, court avertir les apôtres; les saintes femmes restent quelque

Prime : le matin.

Tierce : vers 9 h.

Sexle : vers midi.

None : vers 3 h.

Le soir.

temps au sépulcre.

Puis elles courent à la ville, avertissent les apôtres à mesure qu’elles peuvent les trouver; ils vont au tombeau et s’en retournent. Elles y restent.

Première apparition de Jésus à sainte Madeleine. Mane, d’après saint Marc. Jésus- Christ rencontre ceux qui reviennent du tombeau.

Il apparaît à saint Jacques.

— à saint Pierre.

— aux disciples d’Emmaüs.

— aux apôtres dans leur salle de réunion.

Rav enn e. Mo s aï q u ë

LA RÉSURRECTION. — VISITE DES SAINTES FEMMES AU TOMBEAU

NOTES ICONOGRAPHIQUES

IV' SIÈCLE

Catacombes. — La résurrection de Notre-Seigneur sur les anciens monuments est toujours enveloppée de formes symboliques. Nous citerons entre autres le paon, l’arche de Noé, l’histoire de Jonas , la résurrection de Lazare. Le paon perd des plumes chaque année à l’approche de l’hiver, pour se revêtir de nouveau au printemps , alors que la nature semble sortir de son tombeau. L’arche de Noé est le plus souvent considérée comme le symbole de l’Église, mais quelquefois comme celui de la résurrection , rappelée aussi par l’histoire de Jonas, dont la signification est analogue, et qui ne peut laisser aucun doute, puisque le Sauveur s’en était fait lui-même l’application L Notre cadre nous renfermant dans les images de la vie réelle de Notre -Seigneur, nous renverrons, pour ces symboles, aux catacombes et à leurs commentateurs i 2.

Sarcophages. — Dans les bas-reliefs on se rapproche de la réalité. En général, deux soldats debout sont appuyés sur leurs boucliers, et au milieu d’eux s’élève, soit le monogramme rectiligne, ordinairement gemmé , comme on le voit sur un fragment de sarcophage du Vatican, soit une croix surmontée d’une couronne dans laquelle est inscrit le même sigle3.

Cette description semble faite sur un beau sarcophage du Latran dont nous avons déjà extrait le Lavement des mains de Pilate etle Portement de croix L La couronne est en laurier, et deux oiseaux posés sur les bras delà croix becquètent les fruits de la couronne, derrière laquelle on aperçoit la tête et les ailes du phénix.

Aringhi 5 donne le dessin d’un sarcophage tiré des cryptes Vaticanes, et qui se voyait de son temps dans la maison de Cesi, cité Léonine. La croix, la couronne, les oiseaux s’y trouvent; et, de plus, deux grands personnages debout, et d’autres plus petits ou pied de la croix.

i Marligny. — - Bosio, Aringhi, Boldelti, Buonarolli,

Perret, de Rossi, etc. — Marligny. — '> PI. XCII, fig. 2.

— 3 Aringhi , 1 , 311 .

VU SIÈCLE

Les ivoires du musée du Vatican, où nous avons vu précédemment le Portement de croix et le Crucifiement, nous offrent la Résurrection sous une forme qui s’approche davantage des termes du récit évangélique '. Un tombeau antique occupe le milieu du petit bas-relief, et se compose d’un édicule porté sur deux colonnes d’ordre corinthien , surmonté d’une coupole éclairée par quelques croisées cintrées. La porte du tombeau , en pierre , est entr’ouverte et brisée. Deux soldats assis dorment aux côtés du tombeau ; deux femmes pleurent par derrière.

Dans la Bible syriaque de Florence2, le tombeau , quoique plus grossièrement représenté , rappelle celui de l’ivoire du Vatican. Des portes entr’ouvertes partent trois rayons lumineux, qui éblouissent et renversent trois soldats préposés à la garde du sépulcre. Un ange assis et nimbé parle à deux femmes , dont l’une, nimbée, vêtue d’une robe violette , tient un petit vase à la main , et l’autre qui la suit, sans nimbe, une lampe allumée, indiquant que c’est à la fin de la nuit qu’elles quittent leur demeure pour accourir au tombeau. Cette seconde femme a un manteau bleu, une robe brun-rouge pâle, et une espèce de serviette verte sur le bras gauche. La tête de l’ange est fort, belle; son nimbe d’or entouré d’un filet bleu , ses chairs presque rouges , et sa robe blanche. Les miniaturistes ne donnaient pas toujours aux anges des couleurs de chair naturelle; ainsi nous voyons dans le manuscrit de saint Grégoire de Nazianze3 les carnations souvent vertes. Le premier soldat en avant est vêtu d’un justaucorps rouge, et d’un caleçon jaune en peau de tigre, et celui à côté d’un justaucorps blanc.

Adroite, Notre - Seigneur, en robe blanche, apparaît à deux femmes à genoux qu’il bénit, el dont la première, nimbée, esivêtuc d’un manLeau I violet, et la seconde d’un manteau bleu.

I PI. XCII, lig. 3. — 2 PI. XC1II, fig. I.

3 Bibliothèque nationale, fonds grec, n" 310.

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