I. Causes de la chute de S. Pierre
4) Tiédeur, refroidissement de la charité dans le cœur de l'Apôtre.
— a) Sur le mont des Olives, il néglige la prière, et, malgré les reproches du Sauveur, se laisse entraîner au sommeil : « Simon, dormis? » b) Après la prise de Jésus, il suit encore son Maître, mais, de loin : « Petrus autem sequebatur eum à lonijè. » — « Petrus, promissor egregius, cœpit ambulare longinquiùs » (S. Aug.). — 2) Confiance présomptueuse. — a) Malgré les prédictions du Sauveur, il se fie à ses propres forces, et ne peut croire à la possibilité d'une chute : « Introivit in atrium. » b) Il s'expose imprudemment au danger, en se mêlant aux hommes grossiers qui avaient emmené Jésus-Christ : « Sedebat cum ministris ad içpiem, et calefaciebat se. » c) Il parle inconsidérément au lieu de garder le silence : « Loquela tua minifestum te facit. » d) Il se laisse entraîner à une curiosité imprudente : « Ut vident finem. » — 3) Peur, faiblesse, crainte des souffrances. — a) Il rougit de passer pour le disciple d'un homme méprisé : « Non noci hominem. » b) 11 craint de partager le sort de son Maître : « Nescio
hominem istum quem dicitis. » — « Nonne ego te vidi in horto cum Mo? »
— Evitons nous-mêmes les causes du péché qui ont été si funestes pour saint Pierre.