II. Le couronnement d'épines
4) Nature de ce supplice : a) barbare; la tète, le siège des muscles, les nerfs, etc., percés de longues épines: « Plectentes coronam de spinis, posuerunt super caputejus, » b) ignominieux... Jésus est traité comme un roi de théâtre par une vile soldatesque : « Illudebant ei, dicentes : Ave rex Judœorum; c) brutal; on fait subir à Jésus-Christ les derniers outrages, on couvre sa face divine d'ignobles crachats, etc : Et ex puentes in eum, dabant ei alapas, et percutiebant caput ejus arundine. »
2) Mystères qu'il renferme, a) Jésus est bien véritablement le Roi du ciel et de la terre : « Ave rex Judœorum; » b) sa couronne est une couronne d'épines... C'est par la croix qu'il triomphe et qu'il établit son royaume : « Plectentes coronam de spinis, posuerunt super caput ejus. » — La couronne des élus doit être aussi une couronne d'épines. — Lâches que nous sommes, nous nous couronnons de roses, et laissons les épines à Jésus-Christ : « Non agnosco sub spincso capite membrum delicatum. » c) Il est couvert d'un manteau d'écarlate : « Chlamydem coccineam circumdederunt ei; » symbole du sang qu'il a versé; c'est le Roi des martyrs; d) on lui donne pour sceptre un roseau : « Et arundinem in dextera ejus. » La faiblesse apparente de Jésus-Christ est plus forte que toute la puissance humaine. Le royaume de Jésus-Christ semble abandonné de tout appui humain; rra's il est soutenu par une main divine : « Cum enim infirmor, lune potens sum. Infirma mundi elegit Deus, ut confundat fortia. »
B. JÉSUS. — LES JUIFS. — PILATE (jO. XIX, 4-46).