‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 265 sur 359 · I. Jésus · texte numérisé non relu

I. Jésus

Considérons ce qu'il a bien voulu souffrir pour nous. 1) Il subit le supplice cruel et barbare de la flagellation : « Tune apprehendit Pila- \tus Jesum, et flagellavit. » — Il est couronné d'épines, traité avec moquerie, comme un roi de théâtre : « Et milites plectentes coronam de spinis, irnposuerunt capiti ejus, et veste purpured circumdederunt eum. » — 3) On ne lui épargne pas les plus grossières insultes, les outrages les plus révoltants : « Et veniebant ad eum, et dicebant : Ave, Rex Judœorum, et dabant ei alapas. » — 4) Il est montré au peuple, comme un objet de pitié et de compassion : « Exivit Jésus portans coronam spineam. et purpureum vestimentum, et dicit eis : Ecce homo. » — 5) Les Juifs restent insensibles à ce spectacle attendrissant, et y répondent par des cris de fureur et de mort : « Cum vidissent eum pontifias et ministri, clamabant dicentes : Crucifige. cructfige eum. » — 6) Dénoncé par les Juifs comme blasphémateur, parce qu'il se dit le Fils de Dieu, il inspire à Pilate une terreur religieuse • « Nos legem habemus, et secundum legem débet mort, quia Filium Dei se fecit. Cum audisset Pilatus hune sermonem, magis timuit. » — 7) Conduit de nouveau devant Pilate, sommé de s'expliquer, il garde le silence, parce qu'il veut mourir pour nous : « Et dixit ad Jesum : Unde es lui Jésus autem responsum non dédit ei. » — 8^ Intrépide deyant celui qui tient son sort entre ses mains, il fait sentir à Pilate que

sa puissance lui vient d'en haut, qu'il rendra compte de l'usage qu'il en aura fait, et semble lui-même le juge de celui qui vient le juger : « Respondit Jésus : Non haberes potestatem adversùm me ullam, nisi libi datum esset desuper. » — 9) Il fait connaître le crime de ceux qui veulent le faire mourir, et désigne à chacun d'eux le degré de responsabilité qui pèse sur leurs têtes : « Proptereà, qui me tradidit tibi,majus peccatum habet. » — 40) Il est enfin condamné à mort par un juge faible, qui reconnaît son innocence, mais n'a pas la force de résister aux Juifs, et tremble de perdre la faveur de César : « Si hune dimittis,non es amicus Cœsaris... Volens satisfacere populo, adjudicavit fieri petitionem eorum. »

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