‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 281 sur 359 · K. LA SÉPULTURE · texte numérisé non relu

K. LA SÉPULTURE

« Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin un sépulcre neuf, creusé dans le roc, où personne n'avait encore été mis, et qui appar-

Joseph. — L. XIII. 50. Qui erat decurio (gr. PouXeutyiç), vir bonus et justus : hic non consenserat consilio, et actibus eorum; qui cxpectabat et ipse regnum Dei, Jo. eo quod esset discipulus Jesu, occultus autem propter inetum Judeeorum. L. Hic accessit, M'', et audacter introivit ad Pilatum; et petiit corpus Jesu. — 44. Pilatus autem mirabatur si jam mortuus esset. — 45. Et cùm cognovisset à centurione, donavit corpus Joseph. — Jo. 39. Venit autem et Nicodemus, qui venerat ad Jesum nocte primùm, ferens mixturam mirrhae et aloës, quasi libras centum. — M<\ Joseph autem mercatus sindonem et deponens eum, involvit sindone. Jo. Acceperunt ergo corpus Jesu, et ligaverunt illud linteis cum aromatibus, sicut mo.s est Judeeis sepelire. — 41 . Erat autem in loco ubi crucifixus est, hortus ; et in horto monumentum novum (quod excidcrat in petrà), in quo nondùm quisquam positus erat.

m1, xxvh. 82-66. — § CXXIV. le calvaire. 367

tenait à Joseph (a). Ils se hâtèrent donc d'y déposer Jésus, parce que ce sépulcre était tout proche, et qu'il fallait se presser pour inhumer le corps avant le saobat, Enfin, ayant roulé ensemble une très-grosse pierre à Ventrée du monument, ils se retirèrent. » Le jour de la paraseève finissait, et les premières étoiles du jour du sabbat commençaient à luire.

« Les femmes qui étaient vernies de Galilée avec Jésus, » et qui ne s'étaient pas éloignées du Calvaire, parmi lesquelles se trouvait sans doute la mère de

42. Ibi ergo propter parasceven Judaeorum, quia juxtà erat monumontum, posuerunt Jesum. Et advolvit saxum magnum ad ostium monumenti, et abiit. — L. 35. Subsecutœ aiitera mulieres, quœ cum eo vénérant de Galilaeâ,

(a) Le sépulcre de Notre-Seignenr Jésus-Christ contient deux parties, ou deux grottes, tenant l'une à l'autre. Le premier compartiment, qui sert comme de porche au second, a cinq pas de long, et quatre de large; sa hauteur, du sol à la voûte, est d'environ trois mètres. Son ouverture extérieure est tournée à l'Orient, et s'élargit en forme de grotte, au fond de laquelle une porte a été pratiquée. Cette porte, haute d'un mètre trente-cinq centimètres, et large de soixantedix-sept centimètres, introduit clans le second compartiment. On ne peut y passer qu'en se baissant pour ainsi dire, jusqu'à la moitié du corps. Elle fut fermée par une grosse pierre, que l'on roula contre, après la déposition du corps du Sauveur. Cette pierre avait un mètre quatre-vingt-cinq centimètres de longueur, un mètre et vingt-cinq centimètres d'épaisseur. Elle était, de plus, appuyée par sa base contre une autre pierre de cinquante centimètres en carré, haute de trente, et du même roc que le sol de la grotte, où elle aurait été taillée à un pas au-devant de la porte.

Le second compartiment est presque carré. Il a de long deux mètres quatre centimètres, de large, au fond, deux mètres vingt-cinq centimètres et Vers la porte, seulement deux mètres et dix centimètres. La voûte a deux mètres soixante-dix centimètres de haut. Une table solide de la même pierre y fut laissée en creusant davantage le reste. On l'aperçoit à droite, en entrant; elle a toute la longueur de cette grotte et la moitié de la largeur, c'est-à-dire deux mètres quatre centimètres de long, sur un mètre douze centimètres de large. Sa hauteur au-dessus du sol est de soixante-dix-sept centimètres. C'est sur cette table sépulcrale que fut mis le corps de Notrc-Seigneur, la tète tournée ters I dent, et les pieds vers l'Orient. Tel fut le tombeau du divin Sauveur dans sa forme et sa nudité primitive. La piété des chrétiens, en le vénérant, a cherché dans tous les siècles à l'embellir. Aujourd'hui tout l'intérieur du tombeau, ainsi que la pierre sépulcrale, est revêtu de marbre blanc. On regrette de ne pas y voir la roche nue ; mais ce revêtement a été nécessaire pour le mettre à l'abri de l'indiscrétion des pèlerins, qui, quelquefois, se permettaient d'en détacher et d'en emporter des morceaux. Quarante-cinq lampes en or, en vermeil et eu argent, y brûlent sans cesse, et des fleurs toujours renouvelées y répandent leurs parfums. Le Saint-Sépulcre est tout revêtu extérieurement de marbre blanc et jaune : il forme un monument tout à fait isolé dans l'église, en forme de mausolée, ou de catafalque, etc. (Ilinïrairc de la passion à Jérusalem, Avignon).

Jésus, « avaient suivi Joseph ; et assises en face du sépulcre, elles virent, » avec une grande consolation, « déposer le corps de Jésus dans le tombeau. Biles se retirèrent ensuite dans l'intention de prépaver les aromates et les 'parfums » pour la sépulture définitive. « Mais, pour obéir aux préceptes de la loi, elles demeurèrent en repos durant toute la journée du sabbat. »

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