‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 306 sur 359 · I. Paroles de Jésus à Marie : « Mulier, ecce filius tuus · texte numérisé non relu

I. Paroles de Jésus à Marie : « Mulier, ecce filius tuus

1) Ces paroles sont l'expression a) d'une tendre commisération pour la douleur incommensurable de Marie : « Magna est sicut mare contritio tua. » — A l'exemple de Jésus, nous devons compatir aux souffrances de nos frères. Nous mériterons par là, sans grande peine, une riche récompense dans le ciel; 6) de Vamour filial et de la reconnaissance, aa). Jésus ne peut oublier ce que sa mère a souffert pour lui, depuis la crèche jusqu'au Calvaire..., les soupçons de Joseph, la fuite en Egypte, le voyage de Jérusalem..., sa douleur présente...; 66)11 confie sa Mère à celui de ses disciples qui peut le mieux le remplacer auprès d'elle, et la consoler dans son affliction, ce) C'est ainsi que les enfants doivent remplir les devoirs de la piété filiale envers les auteurs de leurs jours, subvenir à leurs besoins, les consoler dans leurs peines, les soigner dans leur vieillesse, leurs infirmités, leurs maladies, etc.

2) Explication de ces paroles : «) « Mulier. » Il ne dit pas ma mère, pour ne pas raviver par ce nom la douleur qu'elle éprouve de la perte d'un tel fils. Evitons également avec soin dans nos paroles tout ce qui pourrait blesser, contrister le prochain, renouveler ses douleurs : 6) « Ecce filins tuus. » — Jean, à la place de Jésus...; un pauvre pécheur..., à la place du Fils de Dieu; le disciple, à la place du maître; le sujet.., à la place du Roi ; un faible mortel, à la place du Tout- Puissant! — Acceptons avec soumission toutes les épreuves que Dieu jugera à propos de nous faire subir.

Iï. Paroles de Jésus à saint Jean : « Ecce mater tua. ;.

Elles renferment : 1) une douce consolation, a) pour saint Jean. 11 ne pouvait pas recevoir de son Maître un legs plus précieux, une récompense plus magnifique...; 6) pour toutes les âmes pieuses. Marie, Dehaut. L'Etang, — T. IV. 33

dans la personne de S. Jean, nous est donnée à tous pour mère. Nous trouvons auprès d'elle un refuge dans toutes nos peines. — Plaçons toute notre confiance en cette tendre mère.

2) Un grand commandement a) Saint Jean fut, par ces paroles, chargé d'accomplir envers Marie tous les devoirs d'un fils envers sa mère : l'obéissance, le respect, l'amour, l'assistance. Il remplit tous ces devoirs avec exactitude : « Et ex illâ horâ accepit eam discipulus in sua. » b) Et nous aussi, nous devons remplir envers Marie tous les devoirs de la piété filiale, la regarder comme notre mère, la vénérer, l'aimer, nous efforcer de lui complaire, imiter ses vertus, lui exposer avec confiance tous nos besoins. — Est-ce ainsi que nous nous sommes comportés jusqu'à ce jour?

O. JÉSUS-CHRIST SOUFFRE ET MEURT SUR LA CROIX (42e Station).

Considérons :

ï. Les souffrances de Jésus-Christ :

Ces souffrances sont : 4) horribles. Sa tète est couronnée d'épines; tout son corps, déchiré par les coups de fouets, n'est plus qu'une plaie; ses pieds et ses mains sont percés de clous. Toutes les blessures sont enflammées; il est dévoré par une soif ardente... Il reste ainsi suspendu trois heures entre le ciel et la terre. — 2) Sans le moindre adoucissement. Il ne peut ni s'asseoir, ni prendre aucun repos; le moindre mouvement redouble ses douleurs... ; il n'a pas la main libre pour essuyer le sang et la sueur cjui couvrent son visage, etc. — 3) Comment oserions-nous nous plaindre dans les souffrances que Dieu nous envoie?

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