‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 6 sur 359 · D. DERNIÈRE OFFENSIVE CONTRE LES PHARISIENS. JÉSUS PROUVE SA DIVINITÉ · texte numérisé non relu

D. DERNIÈRE OFFENSIVE CONTRE LES PHARISIENS. JÉSUS PROUVE SA DIVINITÉ

« Mais Jésus, » profitant de cet avantage, « et voyant que les Pharisiens étaient la, en grand nombre, » dans le parvis extérieur du temple, «voulut les interroger à son tour. » Il pénétrait leurs pensées les plus secrètes, et voyait qu'ils se disaient à eux-mêmes : Cet homme qui proclame avec tant d'assurance qu'il n'y a qu'un seul Dieu et qu'on doit lui consacrer tout son amour, sa vie toute entière, ne viole-t-il pas le premier ce commandement, lorsque, par un blasphème impie, il ose se dire le Fils de Dieu, et s'attribuer la divinité? Il veut les faire réfléchir sur ce grand mystère, et leur faire comprendre qu'en effet il y a quelque chose en lui de supérieur à l'humanité.

Voilà assez longtemps que vous m'interrogez, leur

M1-. 32. Et ait illi Scriba : Benè, Magister, in veritate dixisti quia unus est Drus, et non est alius praeter eram : — 33. Et ut diligatur ex toto corde, et ex toto inteltectu, et o\ totà anima, et ex totâ fortitudine; et diligeio proximum lanquam se ipsum, majus est omnibus holoeautomatibus et saerificiis. — 3i-. Jésus autem videns quod sapienter respondifset, dixit illi : Non es longé à regno Dei. Et nemo jam audebat eum interrogare. — M*. 41. Gongregatis autem Pharisaeis, interrogavit eos Jésus,

dit-il, pour qu'il me soit permis de vous interroger à mon tour. « Que vous semble du Christ, » du Messie dont vous attendez la venue prochaine, et que vous reconnaîtriez en moi-même, si vos yeux voulaient s'ouvrir à la lumière de la vérité? « de qui est-il le Fils? — de David, répondirent-ils. — Comment donc, » alors, reprit Jésus, David, inspiré par V Esprit-Saint, appelle-t-il Je Christ son Seigneur, quand il écrit, au livre des Psa urnes (Ps . cix, 1 et 2) : Jéhovah a dit mon à Seigneur : A sseyezvous à ma droite, en attendant que je fasse de vos ennemis V escabeau de vos pieds? » Les Pharisiens alors reconnaissaient eux-mêmes que ce passage s'appliquait au Messie. « Si donc, » poursuit Jésus-Christ, « David lui-même l'appelle son Seigneur, comment est-il son fils ? » Ne faut-il pas reconnaître qu'il y a ici quelque mystère caché, et que le Messie était, aux yeux de David, éclairé par l'inspiration divine, plus qu'un homme? — La réponse est faite, pour nous autres chrétiens, qui savons que Jésus-Christ est à la fois Dieu et homme, comme homme, fils et descendant de David, selon la chair, et comme Dieu, fils unique du Père éternel et supérieur à David. Mais le mystère de cette double génération était caché aux yeux des Pharisiens, comme il l'est encore aux yeux des Juifs actuels.

L'Evangéliste ajoute que « nul ne pouvait lui répondre et n'osait l'interroger davantage, mais que beaucoup d'entre le peuple V écoutaient avec joie. »

ENSEIGNEMENTS PRATIQUES

A. Le denier de César.

W. XXII. v. 15. « Alors les Pharisiens s' étant retirés, se concertèrent pour surprendre Jésus dans ses paroles. » — La

42. Dicens : Quid vobis videtur de Christo? cujus Filius est? Dicunt ci : David? — 43. Ait illis : Quomodo ergo David in Spiritu (Sancto), vocat eum Dominum dicens L. 42. inlibropsalmorum : Dixit Dominus Domino mco, scdc à dextris meis; 43. donecponam inimicos tuos scabellum pedum tuorum? — M1. 45. Si ergo David vocat eum Dominum, quomodo Filius ejus est? — 46. Et nemo poterat ei respondere verbum, neque ausus fuit quisquam eum ampliùs intcrrogare. M1'. Et multa turba eum libenter audivit.

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