‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 60 sur 359 · M1. XXV. 1-13. — S) C-VI11. PARABOLE DES VIERGES · texte numérisé non relu

M1. XXV. 1-13. — S) C-VI11. PARABOLE DES VIERGES

cheter de l'huile avant l'arrivée de l'époux, suivirent ce conseil; mai -, elles furent punies de leur peu de prévoyance : « Pendant qu'elles étaient allées en acheter, l'époiu: dut, et celles q%% étaient prêtes entrèrent avee lui clans la salle des noces, et la porte fut fermée. Enfin, les autres vinrent aussi, » à leur tour, et frappèrent à porte, « en disant : 'Seigneur, Seigneur, ^ ouvrez-nous. Mais l'époux leur répondit : En vérité, je ne vous connais pas. » Je ne vous ai pas aperçues -parmi les filles d'honneur et rien ne me prouve que vous soyez du nombre des invitées. « Veillez donc, » conclut Jésus- Christ, « parce que vous ne savez- ni le jour ni l'heure. » Le sens de cette parabole est facile. Uépoux, c'est Jésus-Christ lui-même, qui doit venir un jour nous juger, au moment où nous nous y attendrons le moins. Il se désigne lui môme sous le nom de l'époux (rx, 15). Saint Jean-Baptiste lui donne aussi ce titre (Jo., ni, 29). V épouse, c'est l'Eglise, dont les noces se célèbrent dans le ciel. Les vierges invitées aux noces de l'époux, désignent les fidèles, dont les uns, sages et prudents, se disposent à l'arrivée de l'époux, en conservant la grâce sanctifiante, la foi, l'espérance et la charité; les autres, au contraire, imprévoyants et irréfléchis, laissent le feu de la charité s'éteindre dans leur cœur, et sont surpris I ar la mort dans l'état du péché. Le sommeil des vierges dans l'attente de l'époux indique le soin des affaires temporelles, les nécessités de la vie auxquelles l'àme fidèle ne peut entièrement se soustraire, mais qui n'empêchent pas qu'elle ne reste unie à Dieu par la grâce sanctifiante. Le refus des vierges sages de partager leur huile nous enseigne qu'après la mort, les prières de l'Eglise et les mérites d' autrui, si nous sommes destitués de la grâce sanctifiante, ne peuvent nous être utiles ni suppléer à ce qui nous manque, et qu'il ne nous est plus permis de revenir sur la terre, pour réparer notre

■10. Dum autem iront emere, vcnit sponsus; et quse parafa? erant, intraverunt cum eo ad nuptias ; et clausa est janua. — II. Nbvissimè vero vcaiunt et reliquat \ irgines, dicentes : Domine, Domino, aperi nobi:?.— I }. A! ille responden?, ait : Amen dieo vobis, nescio vos. — 43. Vigiiate itaque, quia nescitis diem, neque horam.

négligence. Il est évident, du reste, qu'il ne fant pas presser, ni torturer, pour en tirer un sens allégorique, toutes les circonstances de la parabole qui ne servent qu'à l'ornement du récit. Il suffit de prendre le but principal.

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