C. BON USAGE DES GRACES DIVINES. — PARABOLE DES DIX TALENTS
(M*, xxv, 44-30. — Evangile du commun des confesseurs.)
Jésus-Christ répète ensuite, à ses disciples, une parabole déjà dite précédemment (Voy. préc. § G), mais avec quelques variations, et en faisant une application particulière au compte que chacun doit rendre au souverain Juge, et à la troisième disposition qui doit nous préparer à sa venue, qui est une correspondance fidèle aux grâces divines et aux devoirs de sa vocation.
Il en est, dit-il, du royaume de Dieu « comme d'un homme, » d'un roi riche et puissant. « qui partant pour un long voyage, appela ses serviteurs et leur confia l'administration de ses Meus, » Bientôt, mes bien-aimés disciples, je vais vous quitter pour un long voyage, pour ne revenir sur la terre qu'à la fin des temps ; mais, avant de vous quitter, je vous ai confié l'administration de mon Eglise, je vous ai donné des trésors de grâces auxquelles vous devez correspondre, et dont je vous demanderai un jour un compte rigoureux. Ces grâces ne sont pas les mêmes pour tous, et mon Père céleste les distribue suivant sa volonté. «A Vunildmna cinq talents, (environ une trentaine de mille francs, s'il s'agit du talent attique, d'une valeur d'environ six mille francs, de notre monnaie; ou une cinquantaine de mille francs, s'il s'agit du talent hébraïque, qui valait de dix à onze mille francs) ; « à un autre, » il en donna « deux, à un autre, un, à chacun selon sa capacité, » les chargeant de les faire valoir pour son compte et à son profit, » et
Mt. XXV. 14. Sicut enim homo peregrè proficiscens, vocavit servos suos, et tradidit illis bona s^ua; — 45. Et uni dédit quinque talenta, alii autem duo, alii vero unum, unicuique secundùm propriam virtutem,