‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 162 sur 419 · J. X. 1-21. — § LXXX. PARABOLE DU BON PASTEUR · texte numérisé non relu

J. X. 1-21. — § LXXX. PARABOLE DU BON PASTEUR

3° Jésus est le Bon Pasteur par sa sollicitude pleine d'amour, non-seulement sur le troupeau en général, mais sur charpie brebis en particulier, qu'il connaît et dont il est connu. « Je suis, » poursuit-il, « le Bon Pasteur ; je connais » chacune de « mesbrebis ; » mon amour se porte sur chacune d'elles en particulier, « et vies brebis me connaissent » à leur tour; elles reconnaissent en moi leur Pasteur, leur Rédempteur, leur Sauveur; elles m'aiment, me suivent et placent en moi toute leur espérance. Je les connais, dis-je « comme mon Père me connaît, et comme je connais mon Père, et je donne ma me pour mes brebis. » L'unité du Père et du Fils est le fondement de son amour pour mes brebis, car elles sont aussi les brebis de son Père.

Mais, poursuit Jésus-Christ, ce n'est pas seulement pour les brebis d'Israël, pour le peuple juif que je dois me sacrifier, que je donnerai ma vie; toutes les nations doivent recueillir le fruit de ma mort. « J'ai d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie, » qui, livrées à elles-mêmes, se sont depuis longtemps égarées dans des voies funestes; « il faut aussi que je les amène: elles écouteront ma voix, » et, réunies aux brebis du premier bercail, à ceux d'entre les Juifs qui auront reçu la parole évangélique, « il n'y aura plus qu'un bercail et qu un pasteur. » Les Juifs et les Gentils adoreront le même Dieu, reconnaîtront le même Sauveur, ne formeront plus qu'une seule et même Eglise.

« Le Père m'aime, » parce que j'acquiesce volontiers à son désir de sauver les hommes par le sacrifice de son Fils unique sur l'arbre de la croix, « parce que je quitte » volontairement « la vie pour la reprendre de nouveau. Personne ne me la ravit » malgré moi; tous les efforts de mes ennemis les plus acharnés seraient impuissants pour me la ravir, si je ne les secondais moi-

14. EgosumPastor bonus ; et cognosco meas, etcognoscuntmcmca\ — 45. Sicut novitme Pater, et ego agnosco Patrem;"et animam meam pono pro ovibus meis. — 16. Et alias oveshabeo, quœ non sunt ex hoc ovili; et illas oportet me adducere, et vocem meam audiont; et fiet unum ovile, et unus pastor. — 17. Proptereà me diligit Pater, quia ego pono animam meam, ut iterùm sumam eam. — 18. Nemo tollit eam à me ;

Dehaut. L'Evang.— T. III. 21

même. Mais, bien que, nouvel Adam, exempt de la faute originelle et de tout péché, je ne sois pas, comme les autres hommes, condamné à mourir, «je donne, » je sacrifie ma vie « de moi-même, » librement et volontairement; « car f ai le pouvoir de la donner et le pouvoir delà reprendre » à mon gré; a. j'ai reçu de mon Père ce commandement, » non absolu, mais subordonné à ma volonté, et auquel j'obéis librement et de mon plein gré.

« Sur ces paroles, il s'éleva une nouvelle discussion parmiles Juifs. Plusieurs d'entre eux disaient : il est possédé du démon et il a perdu le sens; pourquoi l'écoute.:-rous? D'autres » au contraire, « disaient : Ce n'est point là le langage d'un démoniaque', est-ce que le démon peut ouvrir les yeux des aveugles? »

ENSEIGNEMENTS PRATIQUES

y, 39. « Alors Jésus dit • Je suis Terne dans le monde pour exercer le jugement afin que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » — Le même miracle qui éclaire et convertit l'aveugle-né ne sert qu'à confirmer les Pharisiens dans leur aveuglement et leur endurcissement. Triste suite du mépris des grâces 1 si elles ne vous sauvent pas, elles vous enfoncent plus avant dans la damnation.

v. 40. « Quelques-uns des Pharisiens qui étaient là, ayant entendu ces paroles, lui dirent : Sommes-nous donc aveugles, nous aussi? » — La cécité spirituelle est d'autant plus incurable qu'elle s'ignore elle-même. Le siècle des doutes, de l'incrédulité et de l'ignorance profonde en matière de religion se proclame imperturbablement le siècle des lumières.

v. 41. « Jésus leur dit: Si vous étiez aveugles, vous n'auriez point de péclié. Mais vous dites : Nous voyons', votre péché demeure. » Tel est le triste sort de l'incrédule. 11 n'a pas assez de lumière pour ouvrir les yeux à la vérité, il en a assez pour être coupable et responsable devant Dieu.

sed (go pono eam à me ipso, et potestatem habeo ponendi eam et potestatem habeo iterùm sumendi eam. Hoc mandatum accepi à Pâtre meo. — 19. Disscnsio iterùm facta est inter Judœos propter sermones hos. — 20. Dicebant autem multi ex ipsis : Deernomum habet et insanit : quid eum auditis? — 21. Alii dicebant : Hoec verba non sunt dœmonium habentis. Numquid daemonium potest caecorura ocuius aperire ?

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