‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 196 sur 419 · I. Par rapport au bonheur de cette vie · texte numérisé non relu

I. Par rapport au bonheur de cette vie

Elles ne peuvent nous le donner, car : 1) elles remplissent le cœur de soucis et de continuelles inquiétudes : « Et cogitabat intrase : Quid faciam? » — 2) Elles ne s'acquièrent et ne se conservent qu'avec mille peines et mille fatigues : « Destruam hdrrea et majora faclam, etc. » — 3) Elles nous trompent par l'espérance illusoire d'un bonheur chimérique : « Anima, habes bona milita poslta in annos plurimos : requiesce, comede, bibe, epulare. » — 4) Leur possession est incertaine, courte, passagère, et se termine nécessairement à la mort : « Stulte, hâc nocte, animant tuam répétant à te; quœ autem parasti, cujus erunt? »

IL Par rapport à la véritable félicité.

'1) Elles ne peuvent procurer à l'âme aucune paix, aucun repos, aucun contentement véritable : « Requiesce ; » jusqu'alors il n'avait donc pas connu le repos. — 2) Elles nous plongent dans une vie toute animale et toute sensuelle, qui asservit l'âme au corps : « Comede, bibe, epulare, etc. » — 3) Elles ferment le coeur et l'intelligence aux pensées sérieuses de l'éternité : « Anima, multa bona habes per annos plurimos, requiesce, etc. » — 4) Elles nous empêchent d'acquérir les biens véritables et nous rendent pauvres devant Dieu : « Sibi thesaurizat, et non est in Deumdives. »

B. funestes effets de l'attachement excessif

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