L. XIX. 11-27. — ■ § C. GUÉRISON DE DEUX AVEUGLES
là, il dit : Reprenez-lui la mine » qu'il avait reçue, « et donnez-la à celui qui en a dix. Seigneur, répondirentils, il a déjà dix mines. Je vous le dis, répliqua le roi, on donnera à celui quia, » h celui quia fait fructifier ce qu'il avait reçu, « et il sera dans l'abondance ; mais à celui qui n'a pas, » qui n'a rien acquis, qui a rendu inutile le peu qu'on lui avait confié, et n'en a tiré aucun profit, « on lui ôtera même ce qu'il possède. » Ainsi seront confondus, au dernier jugement, les chrétiens infidèles et réprouvés : ils seront dépouillés même 'des biens naturels et surnaturels qu'ils avaient reçus pour opérer leur salut, et condamnés à un éternel supplice. « Quant à mes ennemis, » à ces sujets rebelles qui m'ont repoussé, « qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici, et mettez-les à mort devant moi. » — Jésus prédit ici la ruine de Jérusalem et le terrible châtiment qu'il tirera de cette nation déicide, image et prélude du châtiment plus terrible encore qui les attend dans l'autre vie, au jugement dernier.
Toute cette parabole est une preuve frappante de la conscience intime et profonde que Jésus avait de son origine céleste, ainsi que de sa haute mission : elle atteste en même temps avec quel courage calme et tranquille il courait au devant de la. mort qui l'attendait à Jérusalem.