‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 337 sur 419 · B. GUÉRISON DE DEUX AVEUGLES, AU SORTIR DE JÉRICHO · texte numérisé non relu

B. GUÉRISON DE DEUX AVEUGLES, AU SORTIR DE JÉRICHO

(M*, xx, 29-34; M'\ x, 46-52.)

« Après ce discours, Jésus, marchant à la tête de ses disciples, reprit le chemin de Jérusalem, et comme il sortait de Jéricho, une foule nombreuse continua de s'attacher à ses pas. » Encouragés par le miracle qui avait eu lieu la veille, « deux aveugles » (la cécité est

Auferte ab illo mnam, et date II 1 L qui decem mnas habet. — 25. Et dixerunt ei : Domine, habet decem mnas. — 26. Dico autem vobis, quia omni habenti dabitur, et abundabit; ab eo autem qui non habet, et quod habet auferotur ab eo. — 27. Verumtamen inimicos meos illos, qui noluerunt me regnare super se, adducite hue, et interfieite ante me. — L. XIX. 28. Et lus dictis, praecedebat ascendens Jerosolymam. — Mt. XX. 29. Et egredientibus illis ab Jéricho, secuta est eum turba multa :

une maladie très-commune en Palestine), « étaient assis, le long du chemin, attendant le passage de Jésus. » L'un d'eux, le plus connu, « était un mendiant, appelé Barthnée, » ou le fils de Timée. « Dès qu'ils apprirent que Jésus passait, ils s'écrièrent, » comme l'aveugle de la veille : « Jésus fils de David, âge: pitié de nous. On leur imposait le silènes avec menace; ■mais. » comme Fautre, » ils n'en crièrent que plus fort : Jésus, fils de David, ayez pitié de nous. »

« Jésus s'arrêta, » comme la première fois, « et dit qu'on les fit approcher. On appela donc l'aveugle Bartiinée, en lui disant : Aie confiance, lève-toi, il Rappelle. » A l'instant, « rejetant son manteau, il s'élance et vient à Jésus. Que voulez-vous que je vous fasse? leur dit-il. Seigneur, répondirent-ils , que nos yeux s'ouvrent. Alors ému de compassion, il toucha leurs yeux : Allez, leur dit-il, votre, foi vous a guéris; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent. »

« Le récit de saint Matthieu et celui de saint Marc, que nous venons de fondre ensemble, et celui analogue de saint Luc, que nous avons vu plus bas, p. 216, offrent, dans leurs principales circonstances, une similitude étonnante, qui semblerait supposer qu'ils se rapportent à un seul et même événement, et en même temps, des divergences, dont la conciliation embarrasse beaucoup les interprêtes. Saint Luc et saint Marc ne parlent que d'un seul aveugle; suivant saint Matthieu, ils étaient deux. D'après saint Luc, la guérison aurait été opérée

30. Et ecce duo caeci sedentes secùs viara; (Mr, X. 45. Filins Bartimaeus, caecus, sedebat juxtà viam mendicans) : — M*. Audierunt quia Jésus transirct ; et clamaverunt, dicentes : Domine, miserere nostri, iili David. — 34. Turba autem increpabat eos, ut taeerent. At ilii magis clamabant dicentes : Domine, miserere nostri. fili David. — 32. Et stetit Jésus, et vocavit eos. — Mr. 49. Et vocant caecum, dicentes ei : Animaequior esto, surge, vocat te. — o0. Qui, projecto vestimento suo, exiliens venit ad eum. — M*. 32. Et ait (Jésus) : Quid vultis ut faciam vobis? — 33. Dicunt illi : Domine, ut aperiantur oculi nostri. — 34. Misertus autem eorum Deus, tetigit oculos eorum, et confestim viderunt, et secuti sunt eum.

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