‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 380 sur 419 · M1. XXI-XXII. — § CIV. PARABOLE DES VIGNERONS · texte numérisé non relu

M1. XXI-XXII. — § CIV. PARABOLE DES VIGNERONS

peu les incrédules, et vous ne trouverez souvent, derrière leur morgue magistrale, qu'ignorance et sottise. — Il n'est pas de pires aveugles que ceux qui ferment volontairement les yeux.

v. 27. « Jésus leur dit ■ Eh bien ! ni moi non 'plus, je ne vous dirai point par quelle autorité je fais toutes ces choses. » — Dieu refuse ses lumières à ceux qui ne cherchent pas franchement la vérité. — Le silence de Dieu qui cesse de parler intérieurement à l'âme, est, dès cette vie, l'un de ses plus terribles châtiments.

B. Parabole des deux fils.

v. 28, 29. « H leur adressa alors cette parabole >' Que vous semble de ce fait? Un homme avait deux fils, et s' adressant au. premier : Mon fils, lui dit-il, aile:' travailler aujourd'hui à ma vigne. — Je ne veux pas, répondit le jeune homme: mais ensuite, se repentant, il y alla. » — « Errare humamcm est; perseverare diabolicum. » — Nous ne devons jamais désespérer de la conversion des grands pécheurs.

v. 30. « Le père, s' adressant a son autre fils, lui donne le même ordre. J'y vais, Seigneur, répondit celui-ci : cependant, il oi y alla point. » — Dieu ne se contente pas de paroles, de désirs stériles, de vaines promesses. . . , il veut des faits. — Pour arriver à la perfection, ce n'est pas assez d'avoir de pieux désirs, il faut mettre la main à l'œuvre. — Une ferveur passagère, suivie de rechute, ne sert qu'à nous rendre plus coupables.

v. 31. « Jésus reprit alors ■ En vérité, je vous le dis, les publicains et les pécheresses vous précéderont dans le royaume des deux. » — Un grand pécheur se convertira peut-être un jour, un hypocrite, jamais.

v. 32. « Car Jean est venu à vous dans la voie de lajustice,'eé vous n'avez pas cru en lui ; mais les publicains et les pécheresses ont cru en lui; et vous, à ce spectacle, vous ne vous êtes point repentis, pour croire en lui. » — Le fidèle sourd à la voix de son pasteur, est inexcusable. — Le pasteur qui ne donne pas luimême l'exemple l'est bien plus encore. — Mais quelle honte pour lui, si loin de marcher à la tète de ses paroissiens, il ne marche pas même à leur suite ! — « Quoi donc, s'écrie saint Augustin, des ignorants s'élèvent et emportent le ciel ; et nous, avec toute notre science, nous sommes sans cœur, et nous croupissons dans la chair et le sang ! Rougissons-nous de les suivre, parce qu'ils nous précèdent? Ne serait-ce pas une bien plus grande honte de ne pouvoir pas même les suivre? {Conf, iv, 3.)

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