s. jean
Hosanna au Fils de David. La nouvelle de l'approche de Jésus remua toute la ville. Une foule d'habitants et de pèlerins se porta au devant de lui. Pendant qu'il descendait les pentes du mont des Oliviers, l'enthousiasme populaire éclata. On tapissait le chemin avec des manteaux, on le jonchait de feuillages, pendant que d'autres agitaient des branches de palmiers. La joie se manifestait par des cris de louange et des exclamations de toutes sortes ; la multitude qui encadrait Jésus, le précédait et le suivait, semblait n'avoir qu'un cœur et qu'une voix pour l'acclamer. L'ovation était aussi spontanée que magnifique en l'honneur du triomphateur sur lequel se concentraient toutes les espérances. On le saluait de tous les noms qui convenaient au Messie : Fils de David, roi d'Israël, envoyé du Seigneur pour rétablir le trône de David, et l'on ponctuait tous ces cris de la formule antique hoschiah-na, « sauve » ! Ps. 117, 25, contractée en « hosanna » et devenue une acclamation de joie.
La principale cause qui provoquait cet enthousiasme et ces espérances, c'était le souvenir de tant de miracles opérés. On se les racontait et l'on insistait surtout sur le dernier, la résurrection de Lazare, dont les nombreux témoins se trouvaient parmi la foule.