PLEURS SUR JÉRUSALEM
Des pharisiens s'y mêlèrent également. Les cris qu'on poussait les scandalisèrent et ils interpellèrent le Sauveur pour qu'il fît taire ses disciples. « S'ils se taisent, les pierres crieront », leur répondit-il. Les pierres couvraient les flancs de la vallée du Cédron. Ces pierres, dont Dieu aurait pu faire surgir des fils d'Abraham (17), auraient acclamé le Messie à défaut des disciples, tant il était indispensable qu'il fût reconnu comme l'envoyé de Dieu.
143. pleurs sur Jérusalem. — Quand il fut près de la ville, en la voyant, il pleura sur elle et dit : « Si toi aussi tu avais reconnu, même encore en ce jour, ce qui peut te donner la paix ! Mais à présent c'est caché à tes yeux. Aussi des jours viendront pour toi où tes ennemis t'environneront d'un retranchement ; ils t'entoureront, te presseront de toutes parts, t'abattront jusqu'à terre avec les enfants qui sont dans ton sein, et ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu as été visitée. »
Lorsqu'il fut entré à Jérusalem, toute la ville fut en émoi : « Quel est celui-ci? » disait-on, et les gens du peuple répondaient : « C'est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée. »
Il se rendit dans le temple, et après avoir tout examiné, comme on était déjà au soir, il s'en retourna à Bethanie avec les douze.
De leur côté, les pharisiens se dirent les uns aux autres : « Vous voyez que nous n'avançons à rien : voici que tout le monde s'est mis à sa suite ! »
S. LUC, 19, 41-44 ; S. MATTHIEU, 21, 10-11 ; S. MARC, 11, 11 ; S. JEAN, 12, 19.