‹ L'EvangileChapitre 51 sur 108 · PLEURS SUR JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

PLEURS SUR JÉRUSALEM

Si toi aussi tu avais reconnu ce qui peut te donner la paix ! En remontant la pente occidentale de la vallée, Jésus se trouva en face de l'immense muraille qui soutenait de ce côté l'esplanade du temple et servait de rempart à la ville. A cette vue, il pleura sur Jérusalem, qui n'avait pas su reconnaître celui qui lui apportait le salut ; la malheureuse cité allait persévérer dans son aveuglement.

Le Sauveur pleurait sur la ville qu'il aimait, parce qu'il voyait dans un avenir prochain le sort qui la menaçait et qu'il décrit avec une terrible précision : la circonvallation romaine, l'investissement, les assauts, le carnage, la ruine totale, maux effroyables que la méconnaissance volontaire de son Messie attirera sur la cité.

Voici que tout le monde s'est mis à s,a suite. Jésus pénétra dans le grand parvis du temple par la porte de Suse, plus tard porte Dorée, qui ouvrait sur la vallée du Cédron et donnait accès à un plan incliné qui passait sous le portique de Salomon. L'émoi redoubla dans la ville quand on apprit qu'il était là. Les étrangers demandaient quel était ce personnage autour duquel se produisait tant de mouvement, et le peuple les renseignait.

C était déjà le soir. Jésus se contenta d'examiner tout ce qui était dans l'enceinte sacrée, et il repartit pour Bethanie.

Quant au sanhédrin, il ne put que constater l'inanité de ses efforts : tout le monde semblait avoir embrassé le parti de Jésus de Nazareth.

144. le figimer maudit. — Le lendemain, comme on était parti de Bethanie pour revenir à la ville, il eut faim. Il vit de loin, le long du chemin, un figuier qui avait des feuilles, et il s'en

Page 1