‹ L'EvangileChapitre 86 sur 108 · PIERRE ET JEAN AU SÉPULCRE · texte numérisé non relu

PIERRE ET JEAN AU SÉPULCRE

197. pierre et jean au sépulcre. — Cependant, avertis par Marie- Madeleine, Pierre et Jean couraient tous deux ensemble. Mais cet autre disciple courait plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. Il se pencha et vit que les linges y étaient posés, mais il n'entra pas. Simon- Pierre vint à sa suite et entra dans le tombeau, et se prosternant, il vit que les linges y étaient seuls, et que le suaire qui avait été placé sur sa tête n'était point avec les linges, mais était enroulé à part en un autre endroit. Alors le disciple qui était arrivé le premier entra à son tour dans le tombeau ; il vit et il crut. Ils n'avaient pas compris jusqu'à ce moment l'Ecriture annonçant qu'il devait ressusciter d'entre les morts. Les disciples s'en retournèrent alors chez eux, en admirant ce qui était arrivé.

s. JEAN, 20, 4-10.

Ils n'avaient pas compris jusqu'à ce moment V Écriture. Pendant que les saintes femmes s'en retournaient, Pierre et Jean accouraient par un autre chemin. Jean, plus jeune, arriva au tombeau avant Pierre ; se penchant pour voir par la porte basse, il aperçut les linges posés sur la banquette, mais voulut laisser au chef des apôtres l'honneur d'entrer le premier.

Pierre, arrivé à son tour, entra dans le sépulcre et en constata le contenu. Plus de corps, mais seulement les bandelettes et le linceul, puis le suaire plié à part. Jean vit la même chose. Ce n'est pas en cet état que des ravisseurs du corps eussent laissé tous ces objets.

Jean crut alors à la résurrection et commença à

comprendre les Ecritures qui l'annonçaient. Mais, chose extraordinaire, sa pensée ne semble pas s'être portée sur les prédictions réitérées du Sauveur, parlant de sa sortie du tombeau le troisième jour.

Leur constatation faite, les deux apôtres s'en retournèrent, devisant entre eux avec étonnement et admiration de ce qui était arrivé. Jean crut le premier, parce que son amour et sa fidélité le disposaient à croire. Il n'est pas dit que Pierre ait partage sa foi ; il hésitait encore, et, sans nier la possibilité de la résurrection, il attendait pour y croire complètement une démonstration plus claire que le spectacle du tombeau vide.

première à qui Jésus se montra, au matin de sa résurrection, le premier jour de la semaine, fut Marie-Madeleine, de qui il avait chassé sept démons.

Restée après le départ des deux apôtres, Marie était debout, hors du tombeau, et elle pleurait. Tout en pleurant, elle se pencha et jeta un regard dans le sépulcre. Elle vit deux anges habillés de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds, à l'endroit où le corps de Jésus avait été placé. Ils lui dirent : « Femme, pourquoi pleures-tu? »

Elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis. » Quand elle eut ainsi parlé, elle se retourna en arrière, et vit Jésus debout, mais sans savoir que c'était Jésus. — « Femme », lui dit Jésus, « pourquoi pleures-tu ? qui cherches-tu ? » Celle-ci, croyant que c'était le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous

l'avez placé, et moi, j'irai le prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » Se tournant vers lui, elle lui dit « Rabboni ! » ce qui signifie : Maître. — « Ne me touche pas », reprit Jésus, « car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va trouver mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

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