XVI . s INTRODUCTION
prits se communiquant sur toute la terre par l'ordre de Dieu; là est le caractère essentiel de la doctrine spirite; là est sa force, là est son autorité. Dieu a voulu que sa loi fût assise sur une base inébranlable, c'est pourquoi il ne Ta pas fait reposer sur la tête fragile d'un seul.
C'est devant ce puissant aréopage, qui ne connaît ni les coteries, ni les rivalités jalouses, ni les sectes, ni les nations, que viendront se briser toutes les oppositions, toutes les ambitions, toutes lesprétentionsàla suprématie individuelle; que nous nous briserions nous-même, si nous voulions substituer nos p?°opres idées à ses décrets souvercrins; c'est lui seul qui tranchera toutes les questions litigieuses, qui fera taire les dissidences, et donnera tort ou raison à qui de droit. Devant cet imposant accord de toutes les voix du cieL que peut l'opinion d'un homme ou d'un Esprit? Moins que la goutte d'eau qui se perd dans l'Océan, moins que la voix de l'enfant étouffée par la tempête.
L'opinion universelle, voilà donc le juge suprême, celui qui prononce en dernier ressort; elle se forme de toutes les opinions individuelles; si Tune d'elles est vraie, elle n'arque son poids relatif dans la balance; si elle est fausse, elle ne peut l'emporter sur toutes les autres. Dans cet immense concours, les individualités s'effacent, et c'est là un nouvel échec pour l'orgueil humain.
Cet ensemble harmonieux se dessine déjà; or ce siècle ne passera pas qu'il ne resplendisse de tout son éclat, de. manière à fixer toutes Jes incertitudes; car d'ici là des voix puissantes auront reçu mission de se faire entendre pour rallier les hommes sous le même drapeau, dès que le champ sera suffisamment labouré. En attendant, celui qui flotterait entre deux systèmes opposés