‹ L'évangile selon LucChapitre 12 sur 80 · VII. Circoncision kt puésenïation au temple · texte numérisé non relu

VII. Circoncision kt puésenïation au temple

« Et lorsque huit jours furent accomplis pour sa circoncision », — c'est-à-dire, quand le huitième jour, terme légal de la circoncision, fut arrivé(cf. i, 5^;ii,6), — « on lui donna le nom de Jésus», — c'est*à-dire lenom à lui — «assigné par l'ange avantqu'il fût conçu n. — La notice n'est illustrée que par cette référence au récit de rannonciation(i, 21). Relativement à la légende de Jean, celle de Jésus est presque pauvre, et pour un peu on croirait que le premier auteur a démarqué celle-ci de celle-là, qu'il aurait trouvée toute faite. Du moins les parents de Jésus sont-ils présentés comme aussi soucieux d'observer toutes les prescription légales que les parents de Jean.

« Et quand furent accomplis les jours de leur purification », — au terme des quarante jours après lesquels doit être puriflée la femme qui a donné le jour à un enfant mâle, — « selon la loi de Moïse ». — Mais le Lévitique (xii, 2-4, 6-8) ne vise que la purification de la femme, seule frappée d'impureté par l'accouchement (de là vient, dans notre passage, la variante aùx-Tiç, au lieu de aÙTwv ; la variante aùroZ, D, mss. lat. Ss., aura été suggérée par le fait que la suite du récit semble concerner uniquement la présentation de Jésus) ; et il est de toute invraisemblance que l'auteur ait eu l'idée de faire purifier aussi Joseph. Il apparaîtra bientôt que le narrateur, en disant : « leur purification », a confondu ou volontairement associé le rachat du premier-né (Ex. xni, 2, 11-16) avec la purification de la mère, comme si c'étaient deux rites de même ordre, et qu'il ramène le tout à une présentation de l'enfant au temple par ses pai'cnts, pour une sorte de consécration analogue à celle de Samuel (I Sam. i, 24-28) — « Ils le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur» — dans

120 LUC, H, 23-2o

2^ selon qu'il est écrit en Loi de Seigneur, que tout mâle premier-né sera dit consacré au Seigneur ;

'^^ et pour ofïrir en sacrifice, comme il est dit en la Loi de Seigneur, une paire de tourterelles ou deux jeunes colombes.

23 Or un homme était à Jérusalem, qui avait nom Siméon, et cet hommje était juste et pieux,

son temple, — « selon qu'il est écrit dans la loi de Seigneur, que tout mâle premier-né sera dit consacré au Seigneur ». — Cela (Ex.xiii, 2)' s'entend d'une consécration pareille à celle des animaux pour le sacrifice, et sur ce droit de Dieu se fonde l'obligation du rachat, parce que labvé répudie le sacrifice humain. — « Et pour offrir le sacrifice, comme il est prescrit dans la Loi de Seigneur ». — Mais la prescription qui va être citée est le passage du Lévitique concernant le double sacrifice à offrir pour la purification de la mère : — « unfr paii'e de tourterelles ou deux jeunes colombes ». — C'est le sacrifice des pauvres, où une des tourterelles remplace l'agneau d'holocauste,, l'autre tourterelle étant la victime spéciale pour le sacrifice de purification.

11 est invraisemblable que le premier auteur ait parlé de « leur purification ». Comme la citation concernant le rachat du premier- né se trouve placée de telle sorte que ce qui est dit du sacrifice de purification paraît s'y rapporter, on peut croire que cette citation est de l'évangéliste, qui n'en voyait pas clairement la signification histo- X'ique et légale. Le récit primitif ne parlait probablement pas du rachat et indiquait comme motif du voyage le sacrifice exigé pour la purification de Marie ; en y mêlant le rachat, l'évangéliste a dit « leur purification », entendant par là un sacrifice sansrapport spécial avec l'impureté de la mère ; mais s'il a eu égard dans cesretouches à la conception virginale, la citation qu'il fait (ttôcv apasv oiavotyov irrjxpav) montre qu'il n'est pas du tout préoccupé de la virginité dans l'enfantement. L'objet véritable du récit est de montrercomment Jésus, déclaré Sauveur et Messie parles anges au moment de sa naissance, a été encore salué comme tel dans le temple par deux vieillards inspirés, prophète et prophétesse, lorsque ses parents sont venus à Jérusalem dans l'occasion indiquée.

« Et un homme était à Jérusalem, qui avait nom Siméon », — nom très commun, et personnage inconnu d'ailleurs ; — « et cet

aLtendant la consolation d'Israël,

et Esprit saint était sur lui • 26 et avait été révélé à lui par l'Esprit saint

qu'il ne verrait pas mort

avant qu'il n'eut vu le Glirist de Seigneur. 27 Et il vint en l'Esprit au temple ;

et comme ses parents apportaient l'enfant Jésus

pour faire ce que presciivait la Loi à son égard, 28 lui-même le prit dans ses bras,

et il bénit Dieu et dit:

29 « Maintenant tù co.jgédies ton serviteur, ô Maître,

homme était juste et-pieux, attendant la coiisolatiofi d'Israël », — le règne messianique, la grande consolation dont parle Isaïe (xl, f ; xLix, i3) ; — « et l'Esprit saint était sur lui », — il était favorisé des communications célestes. — « Et il lui avait été révélé par l'Esprit saint », — par une illumination prophétique, et non dans un songe,

— « qu'il ne verrait pas la mort avant qu'il eût vu le Christ de Seigneur ». — Ceci aurait pu être écrit pour amorcer le cantique, préambule (11,26) et cantique étant aussi faciles à détacher de leur contexte que le Magnificat et le Benedictus. Toutefois la présente indication paraît nécessaire pour l'équilibre de la strophe, et il est possible qu'elle ait suggéré l'insertion du cantique, plus sûrement dénoncée par la structure même du récit. — « Et il vint en l'Esprit »,

— par son impulsion, ou bien en étal d'inspiration, — «au temple»,

— jl'enceinte sacrée (Upov), ouverte aux Israélites pour les exei'cices de leur culte. — « Et comme ses parents apportaient l'enfant Jésus pour faire ce que prescrivait la Loi à son égard ». — Le narrateur n'insiste pas sûr l'exécution des rites ; il parle de ceux-ci comme de la circonstance qui occasionna le témoignage rendu au Christ, — « Il le prit dans ses bras et il bénit Dieu ». — Tout de suite l'homme inspiré a reconnu le Messie dans l'enfant qu'apportent Marie et Joseiih ; le pi'enant dans ses bras, il émet à son tour une prophétie en forme de cantique, mais plus courte que celles d'Elisabeth et de Zacharie, car elle ne contient que trois strophes ou plutôt trois distiques. Le thème est l'accomplissement de la promesse dont il vient d'être parlé, et le cantique a été composé en entier parle rédacteur.

« Et il dit : « Maintenant tu congédies ton serviteur » ; — tu lui donnes congé de l'existence, son service étant fini (cf. Nombu. xx, 29 ; Tob. III, 6). — Mais cette façon de parler ne signifie pas que la vie soit un

selon ta parole, en paix, 2° parce que mes yeux ont va ton salut, ^^ que tu as préparé à la face de tous les peuples, 32 lumière pour éclairer les nations

et gloire de ton peuple Israël. »

33 Et sou père et sa mère étaient étonnés

de ce qui se disait de lui.

esclavage dont la mort serait l'alTranchissement. — « O maître, selon ta parole, eu paix ». — Siméon peut mourir heureux, comme Jacob quaud il eut retrouvé Joseph (Gex.slvi, ;jo) . — «Parce que mes yeux, ont vu tou salut ». — « Le salut de Dieu » dont parle Isaïe (xl, 5, Sept.), c'esti-à-dire le Sauveur envoyé par Dieu. — « Que tu as préparé à la face de tous les peuples », — pour qu'ils soient témoins de ce grand événement, comme le dit encore Isaïe (lu, io). — «Lumière pour éclairer les nations », — littéralement: «lumière pour révélation de nations ». c'est-à-dire « lumière révélée aux nations », ou « qui révèle aux nations » le salut et Dieu i^cf. Is. xlii, 6 ; xlix, G), — « et gloire de ton peuple Israël ». — Encore une réminiscence d'isaïe ^XLVi, i3 . Ce dernier slique peut être parallèle à « révélation des nations », et subordonné à «lumière», ou plutôt parallèle à «lumière», et subordonné, comme explication, au « salut » de Dieu (ii, 3û).

« Et son père et sa mère étaient étonnés de ce qui se disait à son sujet ». — La remarque ne vient pas à sa place, car il reste encore beaucoup à dire sur l'enfant : le premier auteur avait dû la mettre à la fin du récit, où elle se référait aux discours de Siméon et d'Anne, et faisait transition pour le départ en Galilée. L'addition du cantique aura déterminé la transposition ; mais c'est l'auteur primitif qui disait si simj^lement : « Son père et sa mère » (par égard pour la conception virginale, beaucoup de manuscrits grecs et latins lisent « Joseph », au lieu de « son père »). Siméon va se reprendre pour dire une prophétie en prose, qui est d'un autre tou que le cantique ; et il est à noter que le cantique et le discours sont introduits l'un et l'autre par une formule où se renconti-e le mot « bénir » : Siméon « bénit » Dieu et prononce le Isunc dimittis ; Siméon « bénit » les parents de Jésus et annonce la destinée de l'enfant. La première bénédiction aura été dédoublée de la seconde. Dans l'économie primitive du récit, le vieillard, abordant les parents de Jésus, les bénissait, leur adressait une salutation convenable à la dignité qu'il leur reconnaissait, puis il leur annonçait comment le Christ serait reçu en

** Et Siméon les bénit et il dit à Marie sa mère :

« Celui-ci est mis pour chute

et pour relèvement de plusieurs en Israël,

et en signe contredit, ^5 — et ton lime à toi-même, glaive (la) transpercera, —

Israël. Maintenant « le père et la mère » semblent admirer seulement la perspective brillante qu'ouvre le cantique. Au fond, la surpi-ise et l'emploi des mots « parents », « père et mère », seraient peu naturels si l'auteur principal avait été préoccupé de la conception virginale ; ils ne font pas difficulté si cet auteur ignorait la conception sux*naturelle et avait parlé seulement de la purification de Marie.

« Et Siméon les bénit, et il dit à Marie sa mère». — Pourquoi Siinéon s'adresse à Marie seule et non à Joseph, ce n'est point assurément par une sorte d'instinct prophétique, mais pour préparer la surcharge introduite dans le discours et qui concerne spécialement la mère de Jésus. Par conséquent, la vraisemblance est que, dans la source, on lisait : « Et Siméon les bénit et il leur dit ». — « Celui-ci est mis pour chute », — c'est la pierre d'achoppement d'Isaïe (vin, i4)> — « et pour relèvement » — ou « résurrection» — « de plusieurs en Israël, et en signe contredit ». — C'est par cette contradiction au signe de Dieu, au Christ lui-même, agent de miracle. et de salut, que tomberont ceux qui ne voudront pas croire en lui. Le discours a la concision et l'obscurité d'un oracle. On peut trouver suffisamment développée l'antithèse de la chute et du relèvement, puisqu'il n'est plus parlé ensuite que de contradiction ; mais il n'est pas à présumer que l'auteur ait fait prophétiser à Siméon la réprobation de, tous les Juifs (cf. 1, P[ER. 11,6-8). Ce qui fait réellement embarras dans le discours est l'espèce de parenthèse qui concerne Marie,

« Et ton àme à loi-même, un glaive la transpercera ». — Origène a pensé que le glaive dont l'âme de Marie devait être transpercée était le doute sur la mission divine de Jésus, à l'occasion de sa mort. Si le discours était d'une seule venue et que l'on dut interpréter par celles qui suivent les paroles que Siméon adresse à Marie, cette explication mériterait peuL-ôlre plus de l'aveui- qu'elle nen a trouvé auprès des exégètes modernes ; mais il est plus indiqué d'admettre que l'apostrophe à lu mère de Jésus appparlient à un autre courant d'idées que son contexte, et de l'interpréter dans le sens le plus naturel qu'elle présente par elle-même. Or le glaive qui perce le cœur (igure assez mal le doute qui partage l'àme, et l'on ne voit pas l'intérêt que pou-

pour que soient découvertes les pensées de plusieurs cœurs, »

'^Etil y avait Anne, propliélesse, fille de Phanuel, de la Iribu d'Aser ;

vait avoir l'évangélisle à faire valoir une telle idée ; il s'agit plutôt de ladouleur qu'éprouvera Marie de la contradiction rencontrée par son fils, c'est-à-dire en définitive, de la passion du Christ. On aurait donc là un trait de la sensibilité particulière que le rédacteur montre en beaucoup d'endroits ; il ne s'est pas risqué à signaler expressément la présence de Marie sur le Calvaire, mais il a dû comprendre la mère parmi « toutes les connaissances » du Christ qu'il fait témoins de la passion (xxiii, 49 ; cf Agt. i, i4)- C'est manipuler/ arbitrairement le texte, sans aboutir à une meilleure harmonie des idées, que d'entendre (avec Klostermann 4o6, d'après Gressmann) : « Celui-ci doit être une pierre sur laquelle beaucoup tomberont, et un signe auquel on contredira, et toi aussi tu contrediras, et ainsi se produira dans ton âme un déchirement, afin que soient découvertes », etc. Bien loin d'entamer ici le procès de Marie, l'évangéliste a voulu apitoyer le lecteur sur le destin de cette mère dont le fils devait mourir en croix .

« Afin que soient découvertes les pensées de plusieurs cœurs ». — Cette finale n'a aucun rapport au glaive qui transperce l'âme de- Marie ; elle rejoint ce qui a été énoncé du « signe contredit », ou bien du principe de chute et de relèvement. Dans le premier cas, les pensées qui viendront au jour seraient les mauvais sentiments de gens qui se prétendaient justes ; dans le second cas, ce serait le fond, bon ou mauvais de chacun, qui apparaîtrait dans le parti qui serait prisvis-à-vis de Jésus.

La seconde strophe concernant Siméon serait donc à reconstituer comme il suit :

Et il vint en l'Esprit au temple; et comme ses parents apportaient l'enfant Jésus pour faire ce que prescrivait la Loi à son égard, lui-même le prit dans ses bras, il les bénit et il dit :

« Celui-ci est rhis pour chute et relèvement de plusieurs en Israël, et en signe contredit, pour que soient découvertes les pensées de plusieurs cœurs. »

« Et il y avait une prophétesse », — une femme inspirée, pendant féminin de Siméon, — « Anne fille de Phanuel, de la tribu d'Aser ».—

elle était fort avancée en Age,

ayant vécu avec son mari sept ans depuis sa virginité, ^'et puis veuve, jusqu'à qualre-vingt quatre ans ; elle ne quittait pas le temple, à jeunes et à prières adonnée, nuit et jour.

^^ Et à cette heure même survenant, elle rendait grâces à Dieu, et elle parlait de (l'enfant) à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Gomme l'auteur, pour éviter une répétition, ne citera pas la prophétie d'Anne, il développe sa notice biographique (xal riv est à traduire: « et il y avait », en parallélisme avec n, aS, et non pas : « se trouvait là », ce qui anticiperait sur 38). — « Elle était fort avancée en âge », — et bien que veuve de très bonne heure, elle n'avait été mariée qu'une fois(cf. JuDTTH, VIII, 4-8; XVI, 27), — « ayant vécu avec son mari sept ans depuis sa virginité », — c'est-à-dire ayant vécu seulement sept ans(Ss. et Ephrem disent : « sept jours ») dans le mariage avec son unique époux, — « et veuve jusqu'à quatre-vingt-quatre ans », — âge qu'elle avait au moment où se passe notre histoire. Il ne paraît aucunement recommandé d'entendre que la sainte femme avait vécu quatrevingt-quatre ans dans le veuvage, ce qui, en y ajoutant les sept années de mariage et les années antérieures, la ferait plus que centenaire. Bien qu'il l'ait dite x très avancée en âge «, l'auteur ne l'a pas présentée comme un prodige de longévité. — « Elle ne quittait pas le temple ». — Si l'indication esta prendre à la lettre, on pourrait croire que cette pieuse femme avait une chambrette dans le saint lieu. — « Adonnée aux jeûnes et aux prières nuit et jour ». — Anne est un type de sainte femme, presque de veuve chrétienne (cf. I Tim. v, 6,9), comme Siméon est un type de juste. Les différences qui apparaissent dans la façon de faire valoir leurs mérites tiennent à leur condition personnelle, on pourrait dire à leur sexe, non à l'abondance plus ou moins grande des renseignements que la tradition aurait possédés à leur sujet.

« Et survenant à cette même heure », — comme Siméon, et sans doute est-il sous-entendu que l'Esprit saint a provoqué sa démarche, — « elle rendait grâces à Dieu », — reconnaissant aussi dans l'enfant qu'on apporte au temple le Messie sauveur ; — « et elle parlait de lui à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem ». — Leçon

3^ Et quand ils eurent accompli tout ce qu'exigeait la Loi de

[Seigneur, ils s'en retournèrent en Galilée, à leur ville de Nazareth.

*o Cependant l'enlant grandissait et il se forlifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

des plus anciens témoins (cf. Is. xl, 2 ; lxiii, 4) ] beaucoup lisent : « à (èv) Jérusalem », La « délivrance de Jérusalem » est la même chose que la « consolation d'Israël », à savoir le salut messianique. C'est ici que l'on attendrait l'indication touchant l'effet produit sur Joseph et Marie par les discours des deux vieillards (ii, 33). Siméon et Anne disparaissent sans que l'on s'occupe autrement d'eux : ils ont été amenés pour rendre témoignage à Jésus, et ce témoignage est toute leur raison d'être dans le récit.

« Et quand ils », — les parents, dont le texte primitif disait ici l'impression, — « eurent accompli tout ce qu'exigeait la Loi de Seigneur, il s'en retournèrent », — notre évangile ignorant tout à fait les mages et le séjour en Egypte, — « en Galilée, à leur ville de Nazareth ». — Ainsi la seconde strophe relative à l'intervention de laprophétesse Anne devait se lire originairement :

Et à cette heure même survenant, elle rendait grâces à Dieu, et elle parlait de (l'enfant)

à tous ceux qui attendaient la délivrance d'Israël. Et son père et sa mère étaient en admiration de tout ce qu'on disait de lui.

Et quand ils eurent accompli tout ce qu'exigeait la Loi de Seigneur, ils s'en retournèrent en Galilée, à leur ville de Nazareth.

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