LE PARDON
En route, elle « in vent ejs^gaj'.don ». Songez à cette chose immense que devait être le pardon en ces époques rudes. Songez à cette chose molle, commode et lâche dont nos époques détendues ont abusé. Le méchant Typhon Seth, un noir bonhomme lui a tué son époux Osiris, qui était bon, lui, de la tête aux pieds. Or, elle découvre par terre une boule plaintive, convulsée. Elle la tourne, la retourne, c'est un sale enfant jamais débarbouillé, si méchant qu'il ressemble à un chacal. Mauvais garçon qui déjà veut mordre sa bienfaitrice ! Elle le reconnaît avec une émotion violente où le souvenir du cher époux a passé. Ce petit est trop laid, il doit être, il est en effet le fils de Typhon, du bandit qui tua la moitié d'elle-même, du méchant nègre. Alors elle le prend glapissant.
valcades, romans de prêtres demi-savants, racontent sous une forme licencieuse qui devait plaire à ces décadences, les amours et les haines des éléments et des principes des éléments, comment ils se combinent, comment ils s'allient ou se dissocient. Tout cela c'est du jeu, de l'abstraction, de la physique métaphysique et superstitieuse; le reste est profond, sérieux, éternel delà Vie en action.
mordant, tordu. Elle le mot dans son sein, lui donne le lait qui lui reste, le prend pour compagnon de voyage ; et il de\aent le brave petit chien qui, au lieu de dévorer les impuretés du cimetière, fera la conduite au mort pur dans sa robe blanche, rappellera le bon gardien des vivants contre les rôdeurs et les botes de nuit. Voilà le vrai pardon, le pardoDi déjà de la femme consciente, de celle qui n'est point dilettante dans son altruisme, mais qui fabrique avec le pardonné quelque chose de meilleur et de plus beau (1)
l'œuf ailé
J'ai gardé en dernier lieu le navir e. Cela est plus sacré encore. Isis invente la barque pour re-
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trouver son époux au delà des mers. Vous savez
que le navire es t indissolublement joint à la femme ; elle est à sa proue comme conductrice, sa poitrine qui le préserve est la première à braver les flots, Isis le tient dans la main, Isis le consacre, Isis semble en eff'et l'avoir construit et, — même, lorsqu'elle l'a perdu de vue, depuis qu'elle Ta