‹ L'évéque Gozlin; ou, Le siege de ParisChapitre 17 sur 40 · LE ROI ALFRED · texte numérisé non relu

LE ROI ALFRED

notre fdftif départ ; rendons des habitants aii plus délicietiK des séjours... » t

Pendant cette conversation, Judith paraissait réfléchir profondément. Sortant bientôt de sa rêverie :

« Adelinde, dit-elle, nous a confié que, dans

ce palais , il y avait de longs souterrains Il

ne &ut pas négliger cet avis; il faut qu'elle nous les îas&e connaître ces souterrains. Dès demain, à l'aube du jour , nous partirons avec vous , Abalbert, pour le palais de Juhen. Sans doute nous n'avonâ rien à ci'aindre pour notre sûreté?...

— Rien! s'écria Adalbert,au comblede la joie. Les Parisiens ne songent point à sortir de leur île : ils ont trop peur de nos troupes ; d'ailleurs , nous ne marcherons point sans escorte. »

Adelinde elle-même ne put s'empêcher de témoigner de la satisfaction , lorsqu'elle entendit que, dès le lendemain, elle reverrait les lieux témoins de ses premiers jeux , comme de ses premiers soupirs; qu'elle s'y retrouverait encore avec l'amant qui l'en avait arrachée.

Il fut convenu que toutes les habitantes de l'ermitage accompagneraient le lendemain Adalbert et les messagers, de Rollon dans leur visite au palais de Julien, toutes, excepté la dévote Odille.

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igO CHAPITRE XXTIII t LE KOI ALFBED.

Judith avait observé (jue te saint jour de Pâqnes arrivait le lendemain. .

H Odille se doit tout entière y dans un si grand jour, avait-elle dit, aux exercices de sod culte; il faut qu'elle reste à l'erintlage. »

Odille feignit d'en étresatis&ite; mais, au fond de son cœur, elle était cruellement blessée :

« On m'extlut, se disait-elle, de cette espèce de fÊte , et l'on y admet cette impudente Godiva ! On me la préfère en tout; on l'aime plus que moi!... «

Le soir , en se déshabillant , elle parla sbr ce ton à la Neustrienne qui la servait. Quelle imprudence, et qu'elle eut des suites fatal»! Cette esclave communiquait secrètement avec des espions apo6tés parGozliuj non loin de l'ermitage.

Dans la nuit même , l'évéque de Paris eut connaissance du projet de voyage au palsisde Julien.'

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