I. EMBUSCADE. I
eu vain ébranler. Auuit6t, la partie du souterraio que séparait la grille retentit de bruyants éckts de rire; et, bientôt, se joigoirent aux. ris moqueurs des propos plus insultant^ encore- Ils fréfnissaient de rage ; mai» que ponv^içQt*lJ3 iàire ? il fallut qu'ils reviosseut, ti-istes , honteux , siV'leurs yoB. ^ -. ,. -
Hélas! ils élàiçntioiR de^ pf^oser qu« l<i& Pari-, siens qui fuyaient par le aouteiraiti ^vaxnpn9^^i atyec eux une riche proie. Que) ^ fti rapt Iqutrage, leur désespoir, quand,, revenu^ »\f. jour* iU entendirent de$ géniis^emeut^ r^ç^entir dans tout le palais; que partout, on appelait , p» sanglotant, le brave 61s de RoUon, le jetine /ludii-. bert!
La nuii,était venue, -Marc-Loup, qui avait ét^ informé d'avance du projet de l'eicurMop au p^* lais des Thermes , avait prc^té de l'obscurité pour descendre la rivière dans sa barque , et 3$, ren~ dre secrètement près de Judith. En arrijtnn''' '' fiit témoin de la douleur des trois femmes. Il avait bien entendu parler à Paris d'une .escarmouche des Parisiens contre les Norniands; mais on n'y savait point encore, et il ignorait aussi qu'Adalbert fût resté dans les mains des vaincus. Celte nouvelle le troubla-
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3fMI CHAPITRE XllX.
« Oh! s'écria -t-il , quel a été idod aveuglement! et comment n'ai-je pas deviné que tes Parisiens allaient tenter de vous surprendre ! Même en pleiu jour, et au risque de me compromettre, de perdre la vie peut>étre, je serais veDU vous avertir des dangers qui vous menaçaient. J'ai bien vu , ce matin, lorsqu'à peine il ^sait jour, des pelotons d'hommes armés qui passaient rapidement sur le petit pimt pour se rendre sur la rive du midi. Au lieu de suivre le chemin direct qui conduit aux Thermes, ils descendaient à gauche sur la grève, et, bientôt après, dispa- ^ raissaient sous une vonte, dont l'ouverture est sur la rivière même. Mais ]'avai& toujours cru que cette voûte , que j'avais bien des fois remarquée , n'était qu'un de ces anciens aqueducs , dont on v(Mt des restes dans tonte la campagne qui environne Paris, et je pensais que les troupes parisiennes ne s'engageaient dans ces souterrain^ que pour aller, sans être aperçues des NorniSttds , chercher aux environs des vivres, dont ou commence à sentir le besoiu dans la ville. Il ne m'est nullement venu dans l'idée que Gozlin et le comte Eudes avaient pu être informés de votre projet de voyage aux Thermes.
Quel est donc le démon qui les instruit de vos démarches les plus secrètes ? Tous vos Da-
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iiois, je le crois, sont 6dèles, incorniptibles ; mais prenez garde aux Neustrieiines qui tous servent !
« Vous Toiià échappées , du moins tous et tos compagnes , aux embûches des Parisiens ; mais^ ici TOUS n'êtes point encore en sûreté. Qui sait si, fiers d'uo premier succès, les Parisiens lie tenteraient pas, cette nuit même, quelque autre entreprise qui pourrait n'être pas moins funeste. II fAut, sans perdre de temps, monter sur des bateaux armés, et retourner par eau jusqu'à l'ermitage. Quant à moi , je regagne aussitôt Paris : j'y ai beaucoup d'amis; un petit juif, entre autres, qui a un libre accès dans'Ie palais du comte Eudes, parce qu'il trouTe moyen de lui procurer de l'argent et des femmes, m'informera de tout ce que l'on dira dans l'intérieur du palais , de tout ce qu'on y pourrait tramer de funeste contre Adalbert. Vous serez informées de tout , soit par moi , soit par quelque antre partisan des Normands que je dépêcherai vers vous. Mais ne perdez pas de temps pour fuir. »
Judith reconnut que, dans les fatales circonstances où l'on se trouvait , il n'y avait rien tle plus sage que de suivre les avis du pêcheur, et donna ordre qu'on fit approcher des bateaux chargés d'hommes armés. Adeliude fondait en
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aoa CH&PITBK HXIX, L£HBI)SCAUE.
larmes : «Ue aurait voulu rester , mourir aux lieux où elle avait été violemment séparée du seul être qui pouvait l'attacher à la vie ; mais il lui fallut se résigner à suivre Judith. Quant à jQodiva , elle disait :
i.HJMe voilà dooc encore témoin d'un grand désastre ] Il semble que , toujours , j'appelle le malheur sur la tête de quiconque me protège et m'aime ! »
Marc-Loup accorapagua Judith et ses compa' gnes jusqu'aux bateaux, où elles s'embarquèreot avec leur escorte. Lui, rentra dans sa barque, et remonta vers Paris.
LE SIMCE ACCIISATEC».
Cretcil in advtriU vîrlia. ...
tuCAB., PllMlal,, III.
• Cett 4)1» l'silTCrail^ qu'ictala le counge. •■
\jEs guerriers parisieos, commandés pour l'expéditioD des Thermes , n'étaient point çncore de, retour. Marc-Loup trouva tous les babilantK de la ville dans .une grande anxiété. Réunis sur ta grande place, en face de la cathédrale, ils avaient tous les yeux tournés vers une des tours de ^ l'église , attendant que l'on élevât la torche allumée, qui devait annoncer l'arrivée des guerriers,, dès que, sortis du long souterrain, on les verrait paraître sur le petit pont.
La torche ne tarda pas à briljer sur le haut de la tour ; et , aussitôt , mille cris de joie partent de tous les coins de la grande place. Mais emmènent-ils avec eux la famille de Rollon ?
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ao/j CHAPITRE XXX.
c'est ce qu'on brûle d'apprendre; et. la foule se précipite à leur rencontre , et -remplit la rue qui aboutit au petit pont.
Ils criaient bien : Victoire ! et pourtant, on ne voyait point, comme on s'y était attendu , des femmes enchaînées au milieu d'eux. Les Parisiens n'étaient pas entièrement satisfaits ; mab lorsqu'on s'aperçut que les gens dé l'expédition traînaient après eux un jeune guerrier danois, sans casque, les mains liées derrière le dos; lorsque , à la richesse de ses habits , on ne put douter que ce prisonnier ne fût un des principaux chefs de l'armée ennemie , l'air retentit d'acclamations. On se pressait sur le passage de l'escorte : vieillards , femmes , enfants, tous voulaient voir le chef danois. Son attitude était calme et noble ; il inspirait l'intérêt. Les femmes, surtout, paraissaient le plaindre; plus d'une pleura en le voyant passer.
On le conduisit, ainsi garrotté, au palais du comte , et l'on allait lui en foire franchir la porte , lorsqu'une femme , qui sortait en ce moment du palais, poussa un cri de surprise.
« C'est lui ! dit-elle à haute voix : je le reconnais ; c'est le compagnon du pèlerin... »
Ici, elle se tut , car elle sentit/ qu'une main tirait sa robe par derrière; elle se détourna brusquement , et reconnut Marc-Ixîup. Dans ses
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