‹ L'évéque Gozlin; ou, Le siege de ParisChapitre 35 sur 40 · HOTE XXXVJ · texte numérisé non relu

HOTE XXXVJ

Elle offrait le tcandaleux tableau de cette Rome qu'on nomme la Saiote. — Page gS.

On ne lit point sans dégoût, dans les historiens, tout ce qu'ils raconteot des débauches , des désordres de Rome, aux viii" et in.^ siècles. Le scandale qu'offrait, en ce temps, une ville qui aurait dû, à ce qu'il semble, être l'asile des vertus eE des bannes mœurs, dura long-temps après, et n'a jamais cessé qu'à de rares intervalles. J'ai fixé, comme point de départ, le VMi" siècle , parce que c'est l'époque où les papes , étant parvenus à établit leur suprématie sur les principaux monarques du monde, à persuader aux peuples qu'ils étaient les seuls distributeurs des grâces , des faveurs de la Providence, pouvaient jouir eu paix du fruit de leurs intrigues et de leurs jongleries. Rome , qui recevait tribut de tout le monde chrétien, avait retrouvé l'opulence dont elle avait tant abusé au temps des premiers césars ; et , comme autrefois, elle en abusa. On vit se renouveler ehes les grands ces scènes licencieuses, ces crimes qu'a retracés le pinceau de Tacite, et', dans les classes ibférieures, ces scènes, d^ voluptés ou plutât de débauches dont on trouve le tableau dans Pétrone.

Les papes, loin de s'opposer & ces débordements, semblaient souvent les .encourager par leur conduite privée. L'bîstoire a-conservé les noms de plusieurs des courtisanes qui.auix" siècle, partagèrent, pour ainsi dire,letrâne pontifical. Voltaire (et l'on ne peut l'afcuser cette fois de

chercher à dénigrer Im papes , car il ne faîl que résumer ce qu'ont dit de graves historiens), Voltaire cite les noms de quelques maîtresst'S de papes au tx* siècle. > Tkéodora, dit-il , mère de Maroiie, quelle niarU depuis au marquit deToscanelle,et d'une autre Théotlora, toutes trois célèbres par leurs galanteries , avait , i Home , la principale autorité. Sergius n'avait été élu que par les intrigues de Tfaéodora la mère. Il eut , étant pape , un Gis de Muroàc qu'il éleva publiquement dans son palais. Il ne paraît pas qu'il rât haï des Romains qui, naturellement Toluptueui, suivaient les exemples plus qu'ils ne les blAmaient*. "

Je m'étonue qu'aucun de nos jeunes auteurs'dramatiques, à présent qu'il est permis d'introduire sur la scène les prêtres, les papes, aussi bien que les rois, n'ait encore songé à puiser le sujet de quelque drame dans l'histoire si connue des deux Théodora et de Marozie.

NOTE IXXVII.

MiBiHi , histoire morale. — ■ Page io3.

Les actes recueillis par les Ballandistes , et les divers- recueils de légendes , offrent plusieurs exemples de fille* on de femmes qui, prenant des habits d'homme , allaient vivre dans des couvents de moines. Hotre premier historien, Grégoire de Tours, raconte aussi une histoire presque semblable à celle de Marins, mais ii donne à l'héroîpe le nom de Pappala, <•. . . Totondit comam capitif , dit-il, indataqae viriti hapitu, Tumnicurn dioecesin adtens , in congregationem le contulil monacAorum : ibi^ue jejunîit , oraùonibusque degens , virtutibui demeeps muitis emicuil Erat tanqiam vir inter viras , nec utU erat eognihti lexut ejus. Parentes autem requittntei eam , rtuaquaitt reperire potaerttat 7K-

■ Vojei VEmi lur lei mauri d^t aaliaiu, t. I, cli. 35.

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