BOTE XLIV
Ohl n'en doutons pas, lei noms des douze|guerriers parisiens qui défendirent tout un Jour une tour mal fortifiée contre une année entière, . . passeront à ta postérité la plus reculée. — Page a63.
La prédiction s'esta peu près accomplie. Grâce an moine Abbon, nous avons, après mille ans, tous les noms de ces braves guerriers. « Décrire, dit-il, les combats glorieux dans lequel ils succombèrent, ce serait chose difficile; mais voici leurs noms : Uermanrroi , Hérivée , Hérilang , Odoacre, Hervic, Arnold, Soli, Gozbert, Vvidon, Hardrad, Eiraard et Gossub.' Ils périrent; mais gnèrent dans la tombe! "
Difficile est dicta bellum , sed n Srmerifredits , Eriveui ^ Erilandus , Odaucer, Ernic, Arnoldas , Solius , Gozbertus, Uvido, ArdraduSf pariterque Eimardas ,.Goztaiausque , S«iu, „,ci plum lociann
L'auteur de l'Histoire des Expédiii Normand* , après avoir donné à l'héroïsme des douxe Parisiens des éloges mérités, ajoute avec raison : « Paris n'a honoré leur courage par aucun monument, Pourciuoï le pont S^nl-Michel ne s'appelle 't-il pis le Pont des Douze'" h Je fdrine le même vœu.
* TojM Ja ScaivUua^ie -nagie 4e l'aec^aiùm d'ami' fmdnit les ftvptet btaiart$ q<â ditrmirtiu Ftmyirt J» Romi ; pir I, Onberg de HnnM, etc. L^D, tSll, on toI. îd-S* , p. 117 et iDÎy,
" Abbo, lili. Il T. 534 et uq.
' "* H. Dcppiag , Bùtoin det tjxpédilioiu marilimat dti Normand» , II ,
SgO MOTKS.
Un jeuBe littérateur, qui a cru , i tort sans doute, que ce trait d'kûtoire, {;lorieux pour les Parisiens, ûtaii. oublié, vient tout récemment d'en faire le sujet d'un opuscule qui n'est pas sans intùréc. Mais il a joint au fait principal quelques circonstances que j'en élaguernis volontiers. Le vieil Abbon l'avait raconté avec une emphase presque ridiculej l'auteur moderne en a peut-être atténué l'effet en s'écartaot parfois de la vérité de l'histoire*.
Se* roue* ( de U machine de guerre) t'engnumient deplai em plus. Elle eontinua de rester immobUe au mUiett det miilier* de guerriers qui l'ealouraieHl.-^Paqe a66.
Cest encore Abbon que je citerai dans ccUe note. Il a voulu décrire les machines de guerre que CMtstruisaiêDt les Normands pour ébranler les' murailles des villes et cita' délies ; mais , il est , en cet endroit , plus obscur, k ce qu'il me semble, que dans tout le reste. On en va juger.
£rgo bis œtonis fiaciunt , mtrabile visu!
Momtra rôtis ignara modi compacta trïaeU Koboris ingentis, super ariele quodque cubante, Doinate subUmi coaperto. Nam capiebaM Clamtra rinuj, arcana uleri, peiketralia vemHt , Sexaglnta virot , ut adest rumor^ galeato* ".
Les historiographes, pour qui il était très- important d'entendre bien ce passage, sont divisés sur la question de savoir si ce furent trob machines que construisirent les Normands , ou une machine seulement composée de trois étages. Pour moi , j'adopte le sens qu'y a trouvé le «lemier
* Cet apuKnle, pir H. Ënile d« Giiudio , h tniufe dani le recueil •* Ahoit. Po«in. I , T. io5 tt uq.
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traducteur d'Abbon. Voici comme il a rendu ces vers MI )(;(na tiques. '
1 Les Danois fabriquent alors , chose étonnante à voici trois machines montées sur seize roues, d'une grandeur démesurée, faites avec des cbénes immenses et liés ensemble. Sur chacune est placée un bélier que recouvre un toit élevé; dans 1«* (évités de leur sein, ep dans l'intérieur de leurs flancs, elles pouvaient renfermer et tenir cachés, disait-oa , soîsanle hommes armés , et la télé couverte de leurs