LE SACRIFICE A ODIN. J
mon corps; car, dès que vous aurez fermé votre porte , je vais me coucher, en dehors, sur le seuil. »
Quand les deux femmes furent seules, elles s'embrassèrent, comme si elles s'étaient connues de longue date. Odille, saisissant les mains d'A- (ielinde, les pressa contre son sein. « — Si vous voulez m'accepter, disait-elle, pour votre humble servante, jamais vous n'eu aurez eu de plus zélée.
— Soyez plutôt pour moi une amie, une sœur , répondit Adelinde. »
Puis elles se jetèrent, vêtues comme elles étaient, et l'une près de J'autre, sur un des lits (le repos qui entouraient la salle; et bientôt un profond sommeil vint les dédommager des fatigues et des inquiétudes de la journée.
]tOLIX)lf.
• .' . 'Wam ego te mets
Chorus inornatum silebo; Totve tutu patiar lahores ImpimefKoULO^ expert Upiétte Obliviones : est animitt tibi ,
Rerumque prudens , et seeundis
Ttmpàribui duBUstjfue rectus,
HoRAT., Od., fib. IT» od. IX.
« Ne crains point , 6 Rollon , que ton ftom soit oubfié dans ttet écrits , ni que- j<i gMde le sâeoce sur tes glorieux traTaax. Je dirai ton courage , comme aussi ta prudence dans les affaires de la ▼ie , ta fermeté dans la mauraise et la bonne fortune. »
L'aurore parut. Une^^ouce lumière éclairait la vaste chambre où reposaient nos deux fugitives. On frappa doucement à la porte, et elles §'éveillèrent. La voix de Nitard se fit entendre : il leur annonçait que deux messagères de la noble Judith demandaient à entrer. Adeiinde et Odille se lèvent aussitôt, ouvrent , et deux esclaves neustriennes leur présentent une corbeille rem-