‹ L'évêque Gozlin, ou, Le siége de Paris par les NormandsChapitre 35 sur 46 · CHAPITRE XVIIl^ l^K CHEUIBfi DE LA VJERGjE. ii^J · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIIl^ l^K CHEUIBfi DE LA VJERGjE. ii^J

poikit Addiberf d'aller, cliaque matin ^- parcourir la campagne un arc i lai main, et presque tous les jours ii venait déposer aux pieds d'Adelinde le^ produite de sa chasse : des liètres j des perdrix et méine des daikns. Nitard et quelques es^^ cla^eis raccompagnaient datis toutes ses courses; Judith favait oftdonné ain^i. Riéti de plus mala^ droit que ï^itard , qui , ctependaàt , s'était donné pour un excellent chasseur. Pour le punir d'avoir maiiqti^ utië proie feîclle , Adalbert le condam^* nait pour l'ordioaire à pôiter le gibier. Si ce pauvre garçon n'était pas heureux à la chasse ^ ce n'était point faute d'invoquer les saints qui protègent les chasseurs : il avait promis à saint Hubert de lui consacrer la peau du premier renard qu'il tuerait; et Odille^ de son coté, avait fait vdeu d'aller en pèlerinage, dès que les routes seraient plus sûres , à une chapelle dé la foret

mit que tous nos lectears ne les comprissent pas facilement. En Voici J*explication , on |>tat6t la traduction presfjne littérale :

« laéUqat Ciroslin ra9iem^U h dergé tt }p nenn piaaple. Il lire « de ees prqpiea mains , da reliquaire où elle était renferpsée , la «c chemise de la Vierge qat fnt mère de Jésns. C*est alors qne tous m eassièx yn' force gens crier et braire. Il n*y en eut pas un'qni ne « M«(ic <oti ybagè mouillé àà lannéi. La plapàrt ila implorent cfeltâ. « qui ooininaiMle à la Ibodre et aox éclairs , pour qn'il les défende « contre Rollon , cet ennemi félon, et contre les antres Normands , n car ils sont de mauvaise rac6 : tons craignent de succomber dans • leur gnerre contre vsette nation. »

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de Bellaqueum * , où était déposée la croix que ce grand saint vit un jour dans le bois d'un cerf.

A. peine Adalbert était - il de retour de la chadse^ qu'il allait donnera la belle Adielinde une leçon de Scandinave : c'était pour lui le plus doux moment de la journée. Ils étaient souvent seuls , et alors ils ne pensaient g^ère à étudier. Le volume restait ouvert devant eux à la même page ; mais ils se regardaient avec amouf , ils se pressaient les mains, ils se disaient l'un à l'autre: <r Je n'aimerai que toi ! »

. Le soir, toute la colonie de l'ermitage, réunie dans la salle des festins , en demi-cercle devant un grand ieu, écoutait, des histoires de fées ou de revenants, que Nitard ou Odille racontaient alvec expression et bonne foi , mais qui faisaient. sourire l'incrédule Judith. Je pourrais bien rapporter ici qi|(B[iques-unes de ces histoires ; mais ce serait retarder inutilement des récits plus importants. D'ailleurs, c'est sur mes principaux personnages. 9 sur Adalbert.et sa noble famille, que je dois fixer l'attention de mes lecteurs.

Tous les trois jours , Marc-Loup , fidèle observateur de ce que faisaient et disaient les Parisiens, venait secrètement, au milieu de la nuit, eh faire un exact rapport à notre jeune chef.

* Fontaineblean.

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