CUAPITAK XX, LE GOUFFRE
suite dans le vestibule, chargés de débris, trophées de leur expédition.
Le crépuscule du matin commençait à paraître. On pouvait distinguer la route qui conduisait du Mont'de-Mars au camp. Adalbert donna ie signal du départ. Au milieu de la troupe des Normands, Godiva, sur son lit, ressemblait à un vainqueur dont on célèbre le triomphe. On fut bientôt descendu dans la plaine.
Pour arriver au camp, il fallait passer devant le château du Lover. Là , Adalbert donna ordre de faire lialte.
a Mes camarades, dit«il, il faut que je m'entretienne avec le scalde Egill. Déposez ici la jeune fille ; je m'institue sou gardien. Quant à la sorcière , conduisez-la dans nos prisons. Bientôt une assemblée des scaldes , des drotters et des chefs de nos bandes, prononcera sur son sort.»
Les guerriers obéirent ; ils marchèrent vers le camp.
Les gardes du château s'empressèrent d'y faire entrer Godiva qui , vivement émue par mille sensations diverses , pleurait, et ne cessait de baiser, par reconnaissance, les mains de son bienfaiteur Adalbert.
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